Catégorie : Formation
La maternelle pour devenir élève
Une école qui n’a jamais cessé d’évoluer
L'école d'autrefois
Redoublement, punitions, devoirs mal vus....L'école de nos grand-parents était très différente de celle que nous connaissons aujourd'hui.
Elle se voulait plus sévère, non collective, exclusive des élèves n'arrivant pas à suivre. Le professeur avait la place centrale et dispensait des cours magistraux.
La relation avec les parents était plutôt bonne ; les mots clés de l'éducation à l'école ou à la maison étaient "discipline" et "rigueur".
Mai 1968 marque une rupture avec le conformisme ambiant, ainsi, la révolution est présente aussi bien dans la société que sur les bancs de l’École....
Les pédagogies alternatives, une solution ?
L'arrivée de ce nouvel élan marque l’émergence d'autres pédagogies qui sont cette fois centrées sur l'enfant et son bien-être. [caption id="attachment_1956" align="alignleft" width="300"]
Source : thefamouspeople.com[/caption]
Des pédagogies méconnues du grand public font alors leur apparition. Maria Montessori, médecin et pédagogue, tentait pourtant dès le début du 20 ème siècle de se faire une place dans le monde de l'éducation.
Elle se consacra à l'éducation des enfants "retardés mentaux" avant d'étendre sa pédagogie aux autres enfants et fonda son école à Rome en 1907.
Sa devise : "Aide-moi à faire seul".
Cette pédagogie est fondée sur la volonté d'aider l'enfant à se construire et à développer son autonomie à partir de l'observation de ses rythmes de développement.
La méthode Montessori met à profit ces périodes pour aider le jeune enfant à découvrir par lui même des connaissances et des expériences nouvelles en utilisant tous ces sens.
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Source : babello.com[/caption]
En 1964 une certaine école dites "école Freinet" est reconnue officiellement comme "école expérimentale". Celle-ci est basée sur les travaux du pédagogue Célestin Freinet qui ancre sa réflexion sur le respect des rythmes et des centres d’intérêts de l’enfant.Pour lui, le savoir et l'apprentissage doivent s'encrer dans le vécu et la vie de l'enfant pour avoir un sens et pour être compris et retenu par lui.
Tous les modèles de pédagogies alternatives ont emprunté à la pédagogie de Freinet. Et même si la mise en œuvre de cette pédagogie à conduit certaines écoles à explorer d'autres voies que certains ont qualifié de dérives, elle n'en reste pas moins d'actualité.
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Source : timetoast.com[/caption]
Jean Piaget est né en Suisse en 1896. Sa pédagogie est basée sur ses travaux sur les stades de développement de l'intelligence chez les enfants.
Piaget souhaite que les enfants apprennent par l’expérience autour d' activités diverses et concrètes.
Piaget a identifié 4 stades caractérisant la construction de l'intelligence :
- -Le stade sensori-moteur : de la naissance à 2 ans, l'enfant acquiert la maîtrise de sa motricité la connaissance des objets physiques
- -Le stade puéril : de 3 à 7 ans, caractérisé par l'égocentrisme
- -Le stade opérationnel concret : de 7 à 12 ans, l'enfant découvre la conceptualisation abstraite (calcul)
- -Le stade opérationnel formel : de 12 à 15 ans, l'enfant acquiert le raisonnement logique systématique.
Les secrets de la dyslexie
L’école inclusive : une mine d’or pour tous ?
Cyber-harcèlement : le rôle de l’école
Comment accueillir un enfant atteint du trouble du spectre autistique à l’école ?
La classe inversée comme outil de différenciation
Motivation et Apprentissages : Sur quels leviers l’enseignant peut-il agir ?
Les TICE au service de la dyslexie à l’école
Source image: http://www.gezondheid.be/index.cfm?fuseaction=art&art_id=9562
En France, selon l'Inserm il y aurait entre 3 et 5% d'enfants en âge scolaire atteints de dyslexie. Cela représenterait environ 1 enfant par classe. La dyslexie est un trouble de l'apprentissage. Plus précisément c'est un dysfonctionnement cognitif, reconnu comme handicap. Il s'agit de la difficulté à déchiffrer des mots: inversion et confusion de lettres, rendant l'apprentissage et la lecture difficile. C'est un problème de santé publique.L’Education à l’image à travers les publicités
En quoi le message publicitaire est-il un terrain privilégié pour développer l'esprit critique ?
Nous étudierons tout d'abord la publicité dans son ensemble, avant de nous intéresser au rôle qu'elle peut avoir dans l'éducation à l'image au sein de l'école.
Dyscalculie et TICE
- Les dys et les tice (définition, législation, inclusion...)
- La dyscalculie
- Les tice pour aider les élèves dyscalculiques
- Et dans la pratique ?
Sensibiliser à l’environnement grâce aux serious games
Les réseaux sociaux à l’école
VENEZ NOUS RENCONTRER CE VENDREDI 28 AVRIL POUR DÉCOUVRIR NOS RECHERCHES ET POUR TROUVER RÉPONSES A VOS QUESTIONS !!! Petit buffet offert par l'équipe ! On compte sur vous et sur votre présence ce vendredi à partir de 14h00 !!! Et consultez notre Prézi sur: https://prezi.com/ekobb5byfe4m/utiliser-les-reseaux-sociaux-en-classe/ Introduction: Les réseaux sociaux sont de plus en plus envahissant surtout Facebook ou Twitter, dans notre espace privé et public. En France, en 2013, selon Médiamétrie[1], près de 80% des personnes étaient inscrites sur un réseau social. Une étude de la Commission Européenne a montré en 2010 que 38% des 9-12 ans avaient un compte Facebook, pourtant interdit aux moins de 13 ans. Selon Katrin Acou-Bouaziz et Alexandre ACOU, auteurs du livre Internet à l’école, lancez-vous !, apprendre aux enfants à utiliser les réseaux sociaux constitue une étape cruciale dans leur responsabilisation face au numérique et que l’école doit les sensibiliser le plus tôt possible car la nouvelle génération est de plus en plus tôt devant les écrans. Néanmoins, cette réalité pose débat. Mais d’après Katrin Acou-Bouaziz et Alexandre ACOU, les réseaux sociaux permettent de donner du sens aux productions des élèves car ces productions sont rendues publiques donc l’élève a envie de bien faire. Question : Les écoles sont-elles autorisées à utiliser les réseaux sociaux en classe ? Plan : Les programmes et la législation sur cet emploi, les différents types des réseaux sociaux ainsi que leurs usages en classe et enfin les différents enjeux des réseaux en classe. [1] Une société anonyme spécialisée dans la mesure d'audience et les études marketing des médias audiovisuels et interactifs en France. "Un des intérêts majeurs de travailler avec Internet en classe est la possibilité d'utiliser des outils collaboratifs comme les blogs ou les réseaux sociaux. Tout d'abord parce qu'ils "donnent du sens" aux apprentissages en rendant publiques les productions d'élèves et donc en les soumettant au regard d'autrui. Résultat, l'envie de lire et d'écrire suit naturellement. Ensuite, parce que ces outils collaboratifs s'avèrent les grands gagnants de la révolution du web". Source : « Internet à l’école, lancez-vous ! » Katrin Acou-Bouaziz et Alexandre Acou, Éditions Retz (janvier 2015) http://www.editions-retz.com/pedagogie/domaines-transversaux/internet-a-l-ecole-lancez-vous-9782725633183.html I- Ce que disent les nouveaux programmes et la législation (droit à l'image, droit d'auteur, droit à la voix) On ne retrouve rien de particulier dans les instructions officielles qui empêcherait d’utiliser les réseaux sociaux en classe. Les programmes ne parlant quasiment pas des réseaux sociaux, ils peuvent donc être exploités par les enseignants. De plus, certaines mesures garantissent un usage responsable tel que le droit à l’image dans les écoles. Les réseaux sociaux, même s’il n’existe aucune interdiction en classe, soulèvent tout de même des questions telles que :
- Peut-on tout dire sur son compte ?
- Que valent les conditions générales proposées par les réseaux sociaux ?
- Quelles précautions faut-il prendre en cas d’utilisation des réseaux sociaux à des fins pédagogiques dans le cadre scolaire ?
- Intégrer le numérique en équipe et initier aux premières règles du numérique éducatif
- Utiliser le numérique avec les élèves en développant des usages collectifs et en les responsabilisant à l’usage des médias numériques
- Utiliser le numérique avec les élèves en travaillant de façon interactive et collaborative
- Enseigner aux élèves à apprendre avec le numérique dans une démarche active, productive et citoyenne.
- Comprendre et intégrer les enjeux de la littératie numérique
- Connaître et utiliser les ressources
- Utiliser les espaces de travail
- Organiser le travail pédagogique
- S’engager dans une dynamique collective
Difficultés dans l’apprentissage de la lecture en cycle 2 : comment y remédier par le numérique ?
La difficulté scolaire, notamment en lecture, peut toucher n'importe quel élève au cours de son cursus.
Le cycle 2 est essentiel dans la construction des compétences des futurs lecteurs. ll est donc important de tout mettre en œuvre pour remédier au plus vite aux lacunes littéraires.
L'utilisation du numérique peut alors apparaître comme une aide à l'apprentissage de la lecture pour les élèves qui rencontrent des difficultés. La loi de de Refondation 2013 vise à faire entrer L’École dans l'ère du numérique.
Nous nous intéresserons dans un premier temps à la place du numérique et l'entrée en lecture dans les programmes de cycle 2. Puis nous présenterons les intérêts du numérique dans la remédiation de la difficulté en lecture ainsi que deux logiciels (un porté sur le décodage et l'autre sur la compréhension). Le point sera également fait sur les limites de cette méthode.Comment le numérique peut-il venir en aide aux enfants dyslexiques ?
Aujourd'hui de nouvelles techniques d'apprentissage basées sur le numérique émergent pour aider les élèves dyslexiques. Il s'agit de faciliter le quotidien de ces élèves qui peuvent rencontrer des difficultés à l'école.
source image: http://psychologie.savoir.fr/test-dyslexie/
Sujet: Le numérique au service de la dyslexie à l'école
* Les instructions officielles/BO/Programmes que disent-ils ? loi de refondation de l'école numérique
* La dyslexie (définition, conséquences) les différentes dys- * Prise en charge des différents protocoles (CLIS, ULIS, CAPSAIS)--> inclusion * Ressources à disposition: techniques (matériels, logiciels) et humaines (AVS) * Entretiens/Reportages/Témoignages
La classe inversée, une révolution ?
- Contexte (loi, environnement social et culturel) :la place prépondérante du numérique dans la société
- La classe inversée, c'est quoi ?
- Un nouveau rapport à la connaissance
- Avantages et inconvénients de la classe inversée
- Ouverture
La différenciation par le numérique
Les classes inversées avec le numérique
Lien vers notre présentation Prezi
Nous nous sommes intéressées à un sujet d'actualité qui est l'école numérique et plus précisément le dispositif de classes inversées. Le modèle de classe inversée est très flexible : nous pouvons l’utiliser dans différentes disciplines et dans différents cycles. Les classes inversées permettent de passer d’un modèle centré sur le professeur à un modèle centré sur l’élève : le maître passe du face-à-face au côte-à-côte. Nous cherchons à définir en quoi le dispositif de classes inversées avec le numérique peut-il être une aide aux apprentissages ?
I. Les classes inversées : de quoi s'agit-il ?
- Historique
- Définition et parallèle entre pédagogie classique et pédagogie inversée
- Mise en oeuvre
- Adapter la pratique pédagogique
- Un exemple de plateforme : l'ENT Iconito
- En terme de compétences (savoir, savoir-faire, savoir-être)
- En quoi le dispositif donne-t-il du sens ?
- Acquisitions des compétences
Les outils TICE pour des élèves sourds ou malentendants
Nous serions heureux de pouvoir échanger avec vous le vendredi 28 avril 2017 à l'occasion du barcamp organisé dans le gymnase accolé à l'ESPE, atelier numéro 9, à partir de 14h00 !
Vous pourrez également retrouver notre prezi en cliquant ici ou là.
Nous avons décidé de centrer nos recherches sur la scolarisation des élèves sourds et malentendants en nous focalisant notamment sur la manière dont l'école s'approprie les nouvelles technologies pour ces élèves.
Nous veillerons à rester les plus neutres possible en montrant les différents dispositifs au service d’une école inclusive mais aussi les limites que celle-ci peut soulever (faut-il par exemple ouvrir ce dispositif à l’ensemble de la communauté éducative ?).
Afin d’être le plus précis possible, notre recherche nous a conduit à solliciter des professionnels (sondages, interviews) permettant ainsi d'apporter différents points de vues sur notre sujet.
Définition du handicap sourd et malentendantIl n'y a pas de réel consensus autour de la définition des mots "sourd" et "malentendant" tant la frontière est proche. Néanmoins, dans le cadre de nos prochains développements nous entendrons par :
- Sourd: Une personne privée totalement du sens de l'ouïe. Il s'agit alors de la cophose (soit une perte complète de l'audition).
- Malentendant : Une personne dont l'acuité auditive est perturbée.
Dans le cadre de l’école inclusive, la loi de 2005 vient définir le cadre de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Cette loi dispose en son article Art. L. 112-2-2. "Dans l'éducation et le parcours scolaire des jeunes sourds, la liberté de choix entre une communication bilingue, langue des signes et langue française, et une communication en langue française est de droit. Un décret en Conseil d’État fixe, d'une part, les conditions d'exercice de ce choix pour les jeunes sourds et leurs familles, d'autre part, les dispositions à prendre par les établissements et services où est assurée l'éducation des jeunes sourds pour garantir l'application de ce choix." De plus elle précise que les élèves en doivent pouvoir bénéficier autant que de nécessaire de langue des signes française. “Celle ci est reconnue comme une langue des signes à part entière” (article L.112-2-2). Aucune formation spécifique n'est nécessaire pour les enseignants. Autrement dit, la loi du 11 février 2005 portant sur "l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" posent deux principes fondamentaux : celui de l'intégration scolaire et celui du choix pour les parents de la forme d'enseignement spécifique et adapté à leur(s) enfant(s). Cette loi prend en compte la Langue des Signes Française (LSF) comme une langue à part entière (article 75) ainsi que les besoins spécifiques et adaptés aux enfants sourds et malentendants : interprète en LSF, codeur en Langue française Parlée Complétée (LPC) (article 78). Les nouveaux programmes (2015 entrée en vigueur en 2016)
Dès leur entrée à l'école maternelle, les outils TICE sont présents dans leur quotidien. Ils permettent grâce à des activités adaptées (écriture, recherche documentaire..) de "Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions", "Agir, s'exprimer, comprendre à travers les activités artistiques", " Explorer le monde" .
L'interdisciplinarité nous permet de retrouver les outils TICE dans tous les enseignements, du cycle 2 au cycle 4. Depuis la loi de 2005, l'inclusion d'un élève en situation de handicap est possible à travers toutes les disciplines. L’Éducation Physique et Sportive (EPS) ou l’Enseignement Moral et Civique (EMC) restent les matières les plus appropriées. A travers les différents cycles, un des objectif de l’EPS est de permettre l’inclusion des élèves à des besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap sur une base de respect et d’égalité de tous. Également pour l’EMC, qui va permettre d’aborder des questions et des points de vues des élèves. Il va être possible d’aborder l’inclusion, l’égalité, l’acceptation des différences d’une manière préparée et organisée. Tout ceci est à mettre en lien avec le domaine 3 du socle commun qui prépare à la formation du citoyen.
Ressources techniquesEn soit, les ressources techniques sont un des éléments permettant de faciliter les apprentissages des élèves présentant une déficience auditive. A cela s'ajoute les ressources humaines que nous verrons dans un prochain développement.
- Parmi les appareillages auditifs :
- les contours d'oreilles : Il existe des contours d'oreilles de différentes puissances ce qui permet d'adapter ce type de prothèse à quasiment tous les niveaux de perte auditive.
- intra-conduits et mini intra-conduits: L'intra auriculaire est une oreillette qui se loge à l'intérieur de l'oreille dans le conduit auditif.
- Implant cochléaire: appareil ultra miniaturisé pour des personnes souffrant d'une perte auditive importante. Cette technique nécessite une intervention chirurgicale. Un microphone capte les signaux sonores avant de les transmettre à un processeur vocal qui les traduira et les transmettra à des électrodes capables de stimuler le nerf auditif.
- La nouvelle génération d'aide auditive: elle utilise les technologies sans fil ( bluetooth) pour se connecter à la télé, au MP3, au téléphone...
- Parmi les supports visuels :
- Le Tableau Blanc Interactif comme complément visuel : en complément d'un traducteur en langue des signes et d'une Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS), l'enseignant utilise le TBI qui permet aux élèves de mieux comprendre ainsi de ne pas décrocher, notamment quand le sujet est une notion difficile ou abstraite. Cet outil interactif peut éviter en partie le décrochage scolaire pour des enfants ayant des difficultés d'audition
- Vidéo-projecteur
- Site web, mails
- La photographie permet d'illustrer des concepts étudiés dans différentes matières (musique, sciences...)
- Des vidéos sous-titrées : Le site de VOD pour les sourds et malentendants : des dessins animés sous-titrés pour les enfants http://www.iguane-video.fr/?id_category=12#ancre-menu-bas
- "Lire ensemble", est un site du gouvernement proposant des ouvrages en ligne adaptés en LSF
L'inscription dans une école est suivie par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Ces établissements sont des groupements d'intérêt public, sous la tutelle des Conseils Départementaux, intervenant auprès des personnes en situation de handicap. Une fois la demande effectuée par les parents, la MDPH propose un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) dans le but d'organiser la scolarité de l'élève. Ceci va permettre d'assurer la cohérence dans le parcours de l'élève entre les différents professionnels. Le projet va permettre de définir les difficultés de l'élève et ainsi de définir ses besoins. Il va ensuite être décidé d'affilier une personne en plus dans le but d'aider à la scolarisation de l'élève : auxiliaire de vie scolaire (AVS), membres du Réseau d'Aide Spécialisé aux Elèves en Difficultés (RASED).
- Un auxiliaire de vie scolaire (AVS) peut intervenir dans la classe comme aide supplémentaire auprès de l'enseignant.
- Les Réseaux d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté (RASED) regroupent des psychologues scolaires et des professeurs d'écoles spécialisés. Les membres de ce réseau ont pour mission de renforcer les équipes pédagogiques des écoles, ils aident à identifier les obstacles ou à établir des objectifs spécifiques.
Il est indispensable de préparer l’accueil d’un élève sourd, pour cela l'enseignant rencontre tous les professionnels en collaboration autour de l’élève afin d’installer une cohérence des actions. Il est nécessaire de créer un projet personnalisé de scolarisation (PPS), ainsi l’élève peut être en classe ordinaire tout en ayant un suivi de sa scolarité. Il va être alors possible de voir si ce lieu de scolarisation est un choix judicieux ou non.
Il peut aussi être judicieux de mettre en place un Projet d’Accompagnement Personnalisé permettant d'alléger l’effort de l’élève et d’aménager un rythme d’apprentissage en lien avec sa fatigue. L’enseignant sera forcément entouré de partenaires, un enseignant spécialisé ayant un Certificat d’Aptitude professionnelle pour les Aides Spécialisées - les enseignants adaptés et la scolarisation des élèves de handicap (CAPA. SH). Les différents professionnels entourant l’élève dans sa scolarité varient en fonction des besoins de l’élève mais généralement les professionnels suivant sont présents :
- médecin compétent sur la surdité (ORL)
- psychologues
- assistants de service social
- orthophonistes
Il peut également être proposé :
- des codeurs Langage Parlé Complété (LPC)
- des enseignants spécialisés
- des éducateurs spécialisés ou moniteurs-éducateurs
- d’autres professionnels de la rééducation : psychomotriciens, ergothérapeutes…
Nous avons pris contact avec Le centre Gabriel Deshayes à Brech dans le Morbihan. Cette association loi 1901 déclarée au Journal Officiel le 31 décembre 1991 promeut les personnes handicapées sensorielles et est une référence locale pour la prise en charge et l'intégration de personnes souffrants d’une déficience. Le responsable du centre nous a mis en relation avec un codeur Langage Parlé Complété (LPC).
- Son parcours : sa formation, son métier
- Le fonctionnement de l'école Gabriel Deshayes
- Quels outils ?
- Les difficultés
- L'inclusion scolaire sur la vie professionnelle
- Quel est votre parcours professionnel ? (formation, métier...)
- Quel est votre réseau de professionnel traitant également sur cette question ?
- Etes vous directement au contact des enfants ?
- Quels sont les outils numériques mis à dispositions des classes ? Quel outil numérique est appliqué dans les classes ?
Les jeux sérieux
(Vous venez faire un tour ici après le Barcamp ? Cliquer ici pour voir notre prezi)
Selon Julian Alvarez, les jeux sérieux (serious games) sont une: "Application informatique, dont l'objectif est de combiner à la fois des aspects sérieux (Serious) tels, de manière non exhaustive, l'enseignement, l'apprentissage, la communication, ou encore l'information, avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo (Game). Une telle association a donc pour but de s'écarter du simple divertissement." [Du Jeu vidéo au Serious Game : approches culturelle, pragmatique et formelle. Thèse spécialité science de la communication et de l'information. Toulouse : Université" de Toulouse II (Le Mirail), Université deToulouse III (Paul Sabatier), décembre 2007, 445 p.]
I: Définitions, typologie et historique II: Cadre institutionnel du ludique à l'école primaire III: Etat des lieux à l'école primaireComment remédier aux difficultés de lecture par l’intermédiaire des TICE?
I)-Le contexte
A- Le numérique à l'école (dans les textes et en pratique)
Envisagée depuis les années 1920, l’entrée des nouvelles technologies à l’école s’est progressivement faite. Depuis 2002, chaque élève se voit décerné une attestation de compétences informatiques, appelée B2i. L’apparition, en 2005, du socle commun de connaissances et de compétences décliné en sept points, indique « la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication ». Cette compétence spécifique est attendue à la fin du collège puisque, depuis 2007, il est obligatoire de la valider afin d’obtenir le Brevet des Collèges. Aujourd’hui, le numérique est partout dans l’école. Dans le nouveau socle commun de connaissances, de compétences et de culture, l’informatique est intégré dans les programmes du premier degré dans un souci de cohérence avec le monde actuel. De plus, la circulaire n°2012-020 du 26 janvier 2012 spécifie la formation au numérique des enseignants. Le référentiel de compétences indique également une compétence commune pour les professeurs et les personnels de l’éducation : « Intégrer les éléments de la culture numérique nécessaires à l’exercice de son métier ». Le numérique n’est donc plus enseigné comme une entité d’apprentissage en tant que telle mais il entre au sein même des enseignements. Son usage est alors un enjeu majeur de l’école d’aujourd’hui visant à lutter contre la fracture numérique, des disparités importantes selon les environnements familiaux et à former les élèves à un usage responsable du réseau numérique. Pour les enseignants, il s’agit également d’une nouvelle dynamique pédagogique. En pratique, dans les classes, il peut y avoir un TBI (Tableau Blanc Interactif) ou des ordinateurs en fond de classe, ce qui est fortement conseillé. Malgré cet élan, il existe une grande disparité selon les écoles. De surcroît, l’enseignant garde sa liberté pédagogique et a donc le choix d’utiliser ou non ces différents outils. Néanmoins, un effet positif de l’usage du numérique à l’école est reconnu par de nombreuses études. Ce sont de nouveaux outils didactiques pour l'enseignant et de nouveaux supports d'apprentissage pour les élèves.B- Les difficultés de lecture
Nous choisissons ici de traiter les difficultés de lecture dites « courantes » et qui ne relèvent pas du domaine médical. En d’autres termes nous excluons de cette étude les troubles spécifiques du langage (TSL) dont la dyslexie qui est le trouble affectant le plus la lecture. Les difficultés que nous abordons sont celles relatives aux différentes connaissances et compétences mobilisées par la lecture aux différents niveaux de la scolarité primaire. Il s’agit tout d’abord de difficultés d’ordre linguistique telles que celles liées à la conscience phonologique (capacité à identifier les phonèmes) développée dès la maternelle. Selon le rapport Lire et écrire de 2015, à l’entrée au CP, 50% des enfants ne réussissent pas plus de 7 items sur les 34 de l’épreuve de phonologie et le taux de réussite n’est que de 10,13% ; il passe à 64,5% à la fin du CP. S’ajoutent les difficultés liées à la conscience alphabétique (capacité à identifier les graphèmes) et au code alphabétique (identification des mots, correspondance graphophonologique et combinatoire). Enfin, parmi les difficultés linguistiques, le lexique est un élément fondamental et on observe de grands écarts en termes de mots connus entre les élèves tout au long de la scolarité. Par ailleurs, comme la lecture n’est pas que la maîtrise d’un code mais aussi un acte nécessitant la compréhension, d’autres difficultés d’ordre cognitif s’ajoutent à celle sus mentionnées et en découlent le plus souvent. En effet, plus les difficultés linguistiques sont grandes, plus les automatismes sont difficiles à acquérir et moins le déchiffrage est automatisé, moins la compréhension est aisée. Mais les difficultés de compréhension relèvent également de compétences culturelles telles que les notions de types d’écrit et de fonctions des écrits et plus largement de la connaissance que les élèves ont du monde, ce qui renvoie au lexique. S’il est vrai que les élèves sont censés avoir atteint un niveau expert au cycle 3, il n’en demeure pas moins que certains éprouvent encore des difficultés relatives à la fluence et à la rapidité de lecture. On note enfin des difficultés liées à la capacité à mettre en œuvre des stratégies efficientes et à les réguler en fonction des supports.II)-Lutter contre les difficultés de lecture par l'intermédiaire des TICE
A- Typologie des ressources
Lorsque nous entendons l’acronyme TICE, nous pensons tout de suite aux logiciels. Cependant, les TICE renvoient dans un premier temps aux différents supports utilisés pour permettre de s’informer et de communiquer dans le cadre de l’enseignement. L’ordinateur est le premier outil informatique à avoir intégré l’école. Depuis peu, il est suivi de la tablette numérique et du TBI (Tableau Blanc Interactif). Ces trois outils sont connectés à internet et l'ordinateur est bien souvent équipé d'un lecteur CD-ROM, ce qui permet aux enseignements et aux élèves d’avoir accès à différentes ressources pour remédier aux difficultés de lecture.
Parmi ces différentes ressources, les plus célèbres sont les logiciels éducatifs proposant des exercices ludiques. Ces logiciels, payants ou gratuits, sont téléchargés sur un ordinateur ou une tablette. Ils s’adressent à un public varié (différents cycles, élèves en difficulté ou non, élèves en situation d’handicap ou non) et, bien qu'accessibles à la maison, ils sont principalement utilisés dans le cadre de l'école. Les exercices proposés ont pour but d’évaluer l’élève, de lui faire faire des exercices d’entrainement, de renforcer ou bien d’initier un apprentissage. Parmi les logiciels les plus connus concernant la remédiation en lecture, nous trouvons:
« Moi...je sais lire », « 1000 mots », « Lectra mini », « Aspimots » ou bien « ELSA ».
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Logiciel d'entrainement à la lecture Lectramini[/caption]
[caption id="attachment_639" align="aligncenter" width="376"]
Logiciel de remédiation à la lecture 1000 mots[/caption]
Autres que les logiciels d’exercices, il existe également les jeux sérieux afin de remédier aux difficultés de lecture. Beaucoup moins démocratisés en classe que les logiciels vus ci-dessus, les jeux sérieux sont bien souvent des jeux de rôle, où l’élève-héros évolue dans un monde semblable ou non au nôtre. Tout comme les logiciels, ces jeux peuvent être payants ou gratuits, ils s’adressent à différents publics et peuvent être pratiqués aussi bien à la maison qu’à l'école.
[video width="1280" height="720" mp4="http://python.espe-bretagne.fr/prodm1vannes/wp-content/uploads/2016/11/imagana-les-clés-du-jeu-de-Mô-séquences-de-jeu.mp4"][/video]Toujours dans le cadre des TICE ludo-éducatifs permettant de remédier aux difficultés de lecture, il existe le jeu en ligne. Contrairement au logiciel que l’on télécharge et que l’on installe sur l’ordinateur ou la tablette, le jeu en ligne est accessible exclusivement sur internet, il ne nécessite aucun téléchargement.
Cf. http://www.logicieleducatif.fr/index_lecture_sons.php
Tous ces TICE de remédiation à la lecture permettent de travailler les sons, la compréhension, la segmentation et la construction des phrases, le vocabulaire, l’orthographe et la grammaire.
B- Une aide à la différenciation
La différenciation pédagogique est une "démarche qui cherche à mettre en œuvre un ensemble diversifié de moyens et de procédures d’enseignement et d’apprentissage, afin de permettre à des élèves d’âges, d’aptitudes, de comportements, de savoir-faire hétérogènes, mais regroupés dans une même division, d’atteindre par des voies différentes des objectifs communs » (définition proposée par l’inspection générale de l’Education nationale, 1980). Il s'agit pour les enseignants de proposer des activités différentes en fonction des besoins des élèves. Afin de répondre aux différents besoins des élèves, nous constatons que les TICE et ses différentes ressources peuvent être intéressantes à exploiter lors de l'apprentissage de la lecture dans la classe. Elles permettent de préparer et de mettre en place des situations pédagogiques prenant en compte la diversité des élèves, d'utiliser des ressources adaptées et de différencier les parcours et les vitesses d'apprentissage selon leurs difficultés. Les logiciels que nous avons vu précédemment, ont été approuvés à plusieurs reprises comme des outils permettant une remédiation aux difficultés de lecture. Ils permettent aux élèves de s’entraîner de façon autonome, ou accompagnée avec un outil interactif et ludique. Ils sont d'autant plus intéressants lorsque l'enseignant peut introduire ses propres données, accéder à des paramétrages et afin de proposer une remédiation individualisée. La différenciation par les TICE s'opère de façon différente dans les classes selon les enseignants et leur organisation.III-Regard critique
A- La place de l'enseignant en question
Comme nous l’avons vu précédemment, l’institution se montre explicitement en faveur de l’intégration des TICE à l’école. Toutefois, certains enseignants ne partagent pas cette orientation. Alors que le ministère considère les TICE comme une source de plus-values y compris au niveau des relations entre enseignant et élèves (favoriser l’interactivité au sein de la classe, accompagner les élèves par des échanges après la classe ou encore individualiser l’enseignement et l’apprentissage) [1], une partie du corps enseignant craint jusqu’à la disparition de sa profession, pointant du doigt une déshumanisation de la société. Ainsi, à l’approche de la rentrée 2016, L’Observateur donnait la parole à quelques signataires de l’Appel de Beauchastel dans un article titré « Contre « l’invasion numérique » à l’école, ces enseignants entrent en résistance »[2], évoquant une guerre des technosceptiques contre les transformations en marche du système éducatif. Dans le texte, l’Appel de Beauchastel est une critique acerbe du plan numérique mis en œuvre par François Hollande. Les arguments y sont autant d’ordre économique que pédagogique et écologique ; l’accent est mis sur la dégradation des relations humaines et les impacts négatifs sur les apprentissages. L’un des enseignants interrogé affirme ainsi : « Les TIC sont présentées comme la panacée aux problèmes d’apprentissage et au désinvestissement supposé de l’école par les enfants et adolescents. Je pense au contraire que ces prétendus remèdes aggravent les maux qu’ils sont censés combattre ». Dans un article un peu plus ancien, Chritine Vaufrey, pionnière des MOOC (Massive Online Open Course) en France, résume avec clarté la situation[3]. Elle explique en effet que les TICE ne représentent un danger pour le corps enseignant que si elles sont envisagées comme telles et donc employées de manière inappropriée, déstabilisant la relation pédagogique. Au contraire, si elles sont mises « au service d'activités créatives qui cassent la routine, sont valorisées dans l'espace public, permettent aux apprenants de faire preuve d'habiletés habituellement peu sollicitées dans le travail scolaire », les TICE améliorent cette relation. Comme de toutes choses il s’agit avant tout d’en faire un usage raisonnable et raisonné.B- Les autres limites
Il convient de s’interroger sur les avantages de l’utilisation des outils numériques dans la pratique de classe. Il est clair qu’une manipulation de l’informatique par les enfants leur permet de s’imprégner des logiciels, des outils informatiques mais aussi de développer des compétences et un vocabulaire autour du monde du numérique, dans lequel ils baignent en dehors de l’école. L’inclusion du numérique à l’école à travers le TNI ou des salles informatiques, permet de réduire une fraction sociale exercée en dehors de l’école (respect du principe d’égalité des chances). L’école à pour objectif que les élèves soient responsables de leurs actes: il existe une charte informatique que les enfants doivent signer pour utiliser les ordinateurs. Cette charte consiste en un règlement d’utilisation de la salle informatique et prévoit des sanctions si les règles sont enfreintes. Ainsi, la charte permet de sensibiliser les jeunes à une utilisation responsable et citoyenne des TICE. Du point de vue de l’enseignant, le TNI représente un gain de temps considérable, car ce que l’enseignant note au tableau peut être sauvegardé, réexploité lors de d’autres séances, ou l’année scolaire suivante. Les élèves sont aujourd’hui de plus en plus friands d’images. Eric Charbonnier, expert de l’éducation à l’OCDE confiait en septembre 2015 au journal 20 minutes que « Le numérique n’est pas la solution miracle à l’école. Tout dépend de la façon dont on fait travailler les élèves avec ». Intégré à l’école, le TNI apporte une solution ludique et pédagogique à l’enseignant pour proposer des exercices colorés, animés et permet de varier contenus et supports. En ce sens, il aide les élèves en stimulant divers moyens mémoriels: la vue, le toucher (la manipulation tactile sur le TNI), et l’ouïe. Les TICE en classe doivent permettre la différenciation, notamment celle de la vitesse d’apprentissage qui varie d’un élève à un autre. Ainsi, l’effet immédiat du TNI permet à l’enseignant d’intervenir en direct sur une erreur commise par un élève au tableau, de proposer une remédiation adaptée à la situation. Il demeure cependant une interrogation autour de la remédiation à tous les types de difficulté, notamment aux enfants atteints de “dys” ou de troubles de l’attention. L’intégration des TICE dans l’univers scolaire n’a pas remporté un franc succès chez tous les professionnels de l’enseignement. En effet, certains enseignants qui ne sont pas à l’aise avec l’informatique ont dû s’adapter et recevoir des formations pour exploiter le TNI. Les futurs enseignants reçoivent aujourd’hui une formation à l’utilisation des TICE au cours de leur formation initiale (B2I, C2I, formation au numérique dans les ISFEC et ESPE), sans pour autant pouvoir manipuler le TNI. Se pose ensuite la question de la surexposition des enfants aux médias (à l’école et dans la sphère familiale) qui risque de les plonger, comme le pense Slah Edine Ben Fadhel, docteur en psychologie, dans un monde construit à partir d’images, affectant ainsi leur capacité à distinguer le réel de l’irréel. Il devient de plus en plus complexe de stimuler le processus créatif des élèves habitués à recevoir des images et non à en produire. On peut donc se demander si l’école, en voulant donner un accès égal à tous les élèves au monde du numérique, ne conditionne pas les élèves à n’apprendre et à ne se satisfaire que d’images?
[1] Document Eduscol : Le développement des usages des TICE
[2] http://rue89.nouvelobs.com/2016/08/29/contre-linvasion-numerique-a-lecole-enseignants-resistance-264989 [3] http://cursus.edu/article/6077/les-tice-concurrentes-alliees-enseignant/#.WGp1ofk182x















