Comment l’évolution des techniques d’évaluation influe-t-elle la réussite des élèves ?

Passage d’une évaluation notée à une évaluation par compétences

Évaluation notée

En France , l’utilisation des notes a été systématique pendant de nombreuses années. Cependant, elle commence depuis peu à être remise en question. Aujourd’hui la note a été critiquée notamment pour :

  • le jugement de valeur qu’elle implique ;
  • l’impact sur l’estime de soi des élèves en cas d’échecs répétés ;
  • la comparaison aux autres élèves ;
  • les erreurs d’interprétation et le manque de sens qu’elle peut générer.

Cette réflexion critique de l’usage de la note amène de nouvelles façons d’évaluer les élèves dans les écoles.

Évaluation par compétences

https://www.youtube.com/watch?v=Uvk1OYEC_PA

Les cycles

La logique de cycles, aujourd’hui en pleine expansion, date pourtant de la Loi d’Orientation sur l’Éducation de 1989. A l’origine, la loi crée trois cycles, organisés de la façon suivante :

  • Cycle 1 : école maternelle
  • Cycle 2 : CP – CE
  • Cycle 3 : CE2 – CM1 – CM2

Le décret de 2013, dont l’application a été intégralement effective en 2017, vient modifier l’organisation de ces cycles : le CE2 passe désormais dans le Cycle 2, la 6ème vient s’ajouter au Cycle 3 dans un souci de continuité entre école et collège, et ajout d’un quatrième cycle regroupant 5ème, 4ème et 3ème.

Cette logique de cycles permet une plus grande continuité pour les élèves dans leurs apprentissages. En effet, les attendus ne sont plus fixés d’année en année, mais s’étalent désormais sur trois ans, ce qui laisse aux enseignants la liberté de répartir les contenus sur la totalité du cycle. Ainsi, les élèves peuvent, s’ils n’ont pas acquis une notion à la fin de l’année, y revenir l’année suivante selon une logique spiralaire.

Répartition des différents cycles d’apprentissage

Le LSU

Le LSU (Livret Scolaire Unique) a été créé pour avoir un suivi des acquis de l’élève tout au long de sa scolarité obligatoire.

En cours de scolarité à l’école et au collège, le livret scolaire d’un élève regroupe :

  • les bilans périodiques du cycle en cours ;
  • en première année d’un cycle, les bilans périodiques du cycle précédent ;
  • les bilans de fin des cycles précédents ;
  • les attestations déjà obtenues : PSC1, ASSR 1 et 2, AER, attestation scolaire « savoir-nager » (ASSN).

Les bilans périodiques portent sur les acquis et les progrès de l’élève, les éléments du programme travaillés, les parcours éducatifs, les éventuelles modalités spécifiques d’accompagnement mises en place, au collège les enseignements complémentaires et des éléments de vie scolaire.

Les bilans de fin de cycle comprennent une évaluation du niveau de maîtrise des 8 composantes suivantes du socle commun :

  • les 4 objectifs de connaissances et de compétences du premier domaine ;
  • les 4 autres domaines.

Ces bilans comportent également une appréciation sur les acquis scolaires du cycle, et, le cas échéant, des conseils pour le cycle suivant.

Le niveau de maîtrise du socle commun peut également être évalué en cours de cycle.

Exemple de LSU pour un élève de CE1 – http://tice.etab.ac-lille.fr/2016/11/23/livret-scolaire-unique-numerique-lsu/

Aujourd’hui, réussite est synonyme de maîtrise du socle commun de connaissances de compétences et de culture

Le socle commun constitue la finalité de la scolarité obligatoire. Il a été créé en mars 2015. Il vise la formation du futur citoyen et permet la poursuite des études par l’acquisition des compétences et des connaissances. Tous les enseignements contribuent à la maitrise de celui-ci. Le socle commun s’articule autour de quatre cycles :

  • Cycle 1 : cycle des apprentissages premiers
  • Cycle 2 : cycle des apprentissages fondamentaux
  • Cycle 3 : cycle de consolidation
  • Cycle 4 : cycle des approfondissements

Le socle commun est partagé en cinq domaines qui énoncent les compétences et les connaissances indispensables à acquérir tout au long de la scolarité obligatoire :

L’acquisition du socle commun est évaluée par le Diplôme National du Brevet.

La réussite de tous : objectif majeur d’une évaluation par compétences

Pourquoi différencier ?

L’acquisition de ces compétences ne s’acquièrent pas de la même manière pour tous les élèves. C’est pourquoi, la mise en œuvre d’une pédagogie différenciée permet d’amener tous les élèves vers la réussite.

Les sept postulats de Richard W. Burns mettent en évidence les différences entre les élèves :

  • Il n’y a pas 2 apprenants qui progressent à la même vitesse.
  • Il n’y a pas 2 apprenants qui soient prêts à apprendre en même temps.
  • Il n’y a pas 2 apprenants qui utilisent les mêmes techniques d’étude.
  • Il n’y a pas 2 apprenants qui résolvent les problèmes exactement de la même manière.
  • Il n’y a pas 2 apprenants qui possèdent le même répertoire de comportements.
  • Il n’y a pas 2 apprenants qui possèdent le même profil d’intérêt.
  • Il n’y a pas 2 apprenants qui soient motivés pour atteindre les mêmes buts.

Quand et comment différencier ?

Roland Goigoux, professeur des universités spécialiste dans l’enseignement de la lecture, identifie 7 familles d’aide afin de permettre efficacement aux élèves de progresser.

Les 7 familles d’aideR.Goigoux

Ex M1

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