La coéducation : créatrice d’un climat favorable à la réussite de tous?

 

Un lien entre l’école et la maison

par Hélène GANDOUIN- Jimi ETIENNE- Guillaume BRAIRE- Clément DUVEAU- Carole DIDIER

Qu’est-ce que la coéducation ?

Définissons la coéducation : c’est la relation entre les éducateurs dits «premiers», que sont les parents et les éducateurs «professionnels» qui œuvrent en parallèle tout au long du développement de l’enfant. Cette relation est plus présente au niveau du cycle 1 puisque les parents ont besoin de communiquer avec l’enseignant pour avoir un retour sur la journée de leur enfant. Certaines écoles mettent en place des projets pour favoriser l’accueil des parents, ce qui n’est pas un gage de réussite, alors que d’autres sont moins à l’aise dans la pratique. La mise en place d’actions peut être aussi diverse et variée qu’il y a d’école et d’environnement. Ce qui fonctionne quelque part, peut très bien ne pas fonctionner dans la commune voisine. Le but de cette démarche doit rester la promotion de la réussite scolaire, l’accentuation de l’insertion sociale et le développement de la personne. «Partager l’éducation consiste à envisager les complémentarités, favoriser la porosité entre tous les espaces et temps éducatifs en mobilisant l’ensemble des acteurs du système» (Gaussel, 2013).

Pourquoi la coéducation ?

Historiquement, les parents sont restés aux portes des écoles. Leur rôle, étant l’éducation des enfants alors que les enseignants s’occupaient de leur instruction.  Aujourd’hui, l’école se veut être un lieu de socialisation, ouverte sur le monde et source d’apprentissage et d’épanouissement. Le dialogue se veut renforcé entre la famille et l’école afin de permettre une transition tout en douceur d’une des premières grandes étapes de la vie : l’entrée à l’école maternelle ou élémentaire. Ce passage peut être source d’angoisse aussi bien pour les parents que pour les enfants et générer des griefs par manque de connaissances de chacun des protagonistes.

Parents-Enseignants : des relations à créer

La relation entre parents et enseignants ne peut plus se limiter à un échange d’informations fonctionnelles. La vision de l’école par les familles doit être indéniablement prise en compte par le corps enseignant. Chaque parents à un rapport particulier avec l’école, selon son milieu mais principalement par son vécu, et il serait préjudiciable pour les enfants de les laisser évoluer au sein d’à priori négatifs alors que les objectifs aujourd’hui de l’école sont la bienveillance, la construction de la personne par un épanouissement de l’individu dans le but d’une réussite scolaire pour tous. L’enfant ne construit pas ses apprentissages uniquement au sein de l’école, il apprend en permanence et les parents doivent en être conscients et doivent pouvoir y répondre sans craintes.

Le dialogue avec le corps enseignant doit permet de redonner confiance aux parents dans leurs capacités à aider leurs enfants au quotidien. Ceci ramène aussi des parents qui estimeraient que seule l’école est source d’apprentissage. L’ouverture de l’école aux parents leur permet aussi d’avoir une vision de ce que leurs enfants apprennent, et comment ils apprennent, de les voir évoluer au sein d’une classe.

Parents-Enseignants : un parcours parfois houleux

Il est parfois compliqué d’avoir une relation avec des parents que l’on dit « démissionnaires » et qui reportent toute la responsabilité de la réussite de leurs enfants sur l’école de la République. Les parents et les enseignants doivent aller dans le même sens mais parfois des différences trop grandes entre eux ne permettent pas le dialogue. Parfois, des parents volontaires n’arrivent pas à comprendre le langage (jargons techniques) et les consignes données par les enseignants. Parfois c’est simplement le barrage de la langue et culturel qui en est la cause. Lors d’entretiens parents-enseignants, on peut constater un décalage entre les perceptions des enseignants et celles des parents. Les enseignants peuvent voir un besoin de soutien et d’accompagnement dans la scolarité de l’enfant alors que les parents vont voir négativement cette aide proposée. Les parents peuvent projeter sur leurs enfants leurs propres craintes alors que l’enseignant a dans sa classe un enfant heureux d’apprendre.

Comment la mettre en place ?

Réseau de coéducation :

La coopération passe par l’écoute, l’information, le respect mutuel, le dialogue.

Les professionnels reconnaissent que la collaboration entre l’école et les parents joue un rôle important dans la réussite des élèves. Les parents sont membres de la communauté éducative et sont les premiers partenaires de l’école. Ils ont pour mission, avec le personnel enseignant, de réussir l’éducation de leurs enfants. Ils sont donc eux aussi membres de la communauté éducative.

Pour une coéducation réussie, des conditions doivent être définies. Il est important qu’un respect mutuel soit installé entre les partenaires de la coéducation.

En plus de ce respect, il faut annoncer un cadre concernant la contribution des parents et celle de l’école. Ce cadre doit prendre en compte la maturité des élèves.

La coéducation repose sur plusieurs principes :

– Principe de la coopération :

La coopération signifie faire œuvre commune. Il est donc nécessaire de prendre en considération les parents et de les associer à la scolarisation de leurs enfants. Les parents doivent également être valorisés, leurs apports ainsi que leur légitimité au sein de l’école doivent être fixés.

– Principe d’explicitation :

Le fait d’impliquer les parents, cela leur permet de prendre connaissances du fonctionnement de l’établissement scolaire et de l’organisation de la scolarité de leurs enfants. Ainsi, ils peuvent mieux comprendre les enjeux, les phases et les exigences de la scolarité.

Que dit le cadre institutionnel :

Le référentiel de compétences des enseignants prône la coéducation : C12. Coopérer avec les parents d’élèves

Œuvrer à la construction d’une relation de confiance avec les parents.

Analyser avec les parents les progrès et le parcours de leur enfant en vue d’identifier ses capacités, de repérer ses difficultés et coopérer avec eux pour aider celui-ci dans l’élaboration et la conduite de son projet personnel, voire de son projet professionnel.

Entretenir un dialogue constructif avec les représentants des parents d’élèves.

Rendre effectif le droit d’information et d’expression des parents en les aidant à se familiariser avec l’École et à comprendre ses enjeux

Encourager leur participation à la vie de l’école ou de l’établissement

Pour quels apprentissages ?

La coéducation peut prendre place dans tous les apprentissages. Que ce soit en mathématiques, français, histoire-géographie-EMC, sciences, EPS etc., les parents peuvent prendre part aux apprentissages, ne serait-ce que par l’aide aux devoirs ou par la discussion en entretien avec l’enseignant référent.

La coéducation s’appuie sur quatre points fondamentaux de la scolarité :

Faire réussir tous les enfants

Prévenir les ruptures scolaires

Favoriser le lien social

Faciliter la continuité des parcours

Avec quels outils ?

Plusieurs outils sont mis en œuvre dans les écoles pour aider à la coéducation :

  • La mallette des parents

C’est un outil d’aide à l’information et au débat. Elle est progressivement mise en place à des moments-clés de la scolarité : en CP et en sixième.

La mallette des parents permet aux équipes éducatives d’accompagner et soutenir les parents, en leur rendant plus compréhensibles le sens et les enjeux de la scolarité de leur enfant ainsi que le fonctionnement de l’institution scolaire.

  • L’ouverture de l’école aux parents

    • Ce dispositif est destiné à aider les parents étrangers à comprendre l’école afin qu’ils puissent accompagner leurs enfants

    • https://youtu.be/smE0cITkDfg
  • L’aide aux leçons avec les parents

    • Il s’agit de l’ouverture de l’école aux parents après les enseignements pour que les enfants puissent faire leurs exercices à l’école avec leurs parents

    • Ce dispositif est généralement apprécié des parents et des enfants

    • Les parents aident leurs enfants avec la présence de l’enseignant, ils apprennent à travailler ensemble pour aider au mieux l’enfant.

    • https://www.youtube.com/watch?v=cw-VnuV4PWI

Inégalités, différenciation, évaluation à l’école

Comment faire pour les élèves/parents qui n’ont pas accès à internet chez eux ?

Dans une ère ou le numérique prend une place de plus en plus grande, l’accès aux outils numériques devient essentiel. Ce besoin se fait sentir dans de très nombreux cas, contextes et lieux. A l’école, le numérique est également un outil de plus en plus présent. Mais toutes les écoles sont-elles équipées ? Nous pouvons effectivement affirmer qu’elles sont sans doute toutes au moins équipées d’un poste Windows 98 caché au fond d’un bureau mais un tel dispositif reste limité…. Certaines écoles sont donc encore loin de pouvoir prétendre à une classe numérique ou à entreprendre des travaux de classe faute de matériel. La fracture numérique est une réalité à ne pas négliger.

Il existe néanmoins des solutions simples et assez efficaces. Certains groupes, entreprises ou encore milieux associatifs sont à même de répondre à certains besoins. Les partenaires de l’école sont un des leviers pour aider le milieu scolaire à entrer dans l’ère du numérique. En octobre 2017 dans le cadre du « Maif Numérique Tour » un camion équipé en matériel informatique proposait une prestation (sensibilisation, formation, animation…) auprès des élèves (20 minutes « Un camion pour réparer la fracture numérique » L. Gully 3 octobre 2017). Une multitude d’action, même isolées, peuvent contribuer à l’amélioration des conditions numériques.

Ces bonnes conditions numériques doivent permettre une meilleur communication entre l’école et l’extérieur (ou à l’intérieur même de l’école). Les enjeux de communication sont liés aux enjeux de la coéducation dont le succès dépend en partie d’une bonne communication entre les parents et les enseignants. Pour ce faire, un outil efficace ne peut que faciliter ces indispensables échanges.

N’oublions pas cependant que la communication entre parents et enseignants n’est qu’un des principaux facteurs facilitant la coéducation. Même si le numérique est un formidable outil de communication il ne doit en aucun cas remplacer une prise de parole directe. Il s’agit d’un outil facilitateur et/ou de remplacement concernant les personnes ne pouvant se déplacer. Échanger directement avec la personne reste le meilleur moyen de se faire comprendre.

Les enjeux sont également de l’ordre de la formation numérique des élèves. Une école équipée est également une solution contre une fracture numérique qui tend certes à se réduire mais qui touche encore certaines familles. Les plans d’équipement ainsi déployés ne visent évidemment pas à équiper chaque famille mais de permettre aux élèves de manipuler et de se former au numérique en classe si ce n’est pas le cas chez eux.

Comment faire quand les parents n’ont pas le temps ?

Voilà une question qui peut sembler complexe mais qui va finalement trouver sa réponse par l’intermédiaire d’une autre question : Quelles sont les attentes de ces parents vis à vis de l’enseignant et quelles sont ses attentes à lui vis à vis d’eux ? En effet, les parents doivent concevoir que la réussite de la scolarité de leurs enfants n’est pas seulement dû au travail du professeur ; de la même manière l’enseignant ne doit pas s’attendre à ce que tous les parents consacrent le même temps à leurs enfants, il n’y a pas de norme. Des enseignants se persuadent que les parents dont il est question sont démissionnaires du fait de leurs absences aux différentes réunions, ils doivent comprendre que le plus souvent ces parents sont tout simplement démunis. Les parents sont parfois frustrés du manque d’information de la part des professeurs, mais font-ils seulement l’effort de chercher l’information par eux même ? On voit ici qu’on a principalement affaire à un problème de communication entre les parents et les enseignants. Un dispositif intéressant qui peut faciliter cette communication est la mallette des parents, elle permet aux parents de mieux appréhender le système scolaire et le déroulement attendu des apprentissages. Le Canada semble être très innovant sur plusieurs plans. On constate en effet qu’au Québec il existe de nombreuses formes d’implication des parents, de plus à Toronto, il a été mis en place des centres qui contiennent un soutien à la parentalité qui doit probablement favoriser la communication. Il existe bien entendu quelques dispositifs répondant directement à la question posée. On pourra par exemple citer le « cahier des réussites », un document où les parents co-évaluent les compétences acquises ou non par leurs enfants, ou encore les clubs « coup de pouce » qui sont destinés aux élèves en décrochage. Les centres de Toronto contiennent aussi des services de garde. Ces derniers exemples sont le bienvenu mais ils ne s’inscrivent que dans une démarche d’urgence, si l’on veut éviter de panser les plaies la solution semble être de communiquer en amont avec les parents.

Comment mettre une différenciation en place ?

Quand on parle de différenciation, on pense naturellement à différencier les élèves les uns des autres ce que font les enseignants, mais on oublie souvent de revenir à la source c’est à dire les parents qui eux aussi doivent être différenciés. On va ici distinguer 3 types de parents : les parents indifférents, les parents familiers de l’éducation, de niveau socioculturel élevé et les parents de bonne volonté mais qui ne comprennent pas les conseils de l’enseignant ou qui n’arrivent pas à les faire passer à leurs enfants. Pour les indifférents le problème est évident, il paraît compliqué voire impossible de parler de coéducation voir de coopération avec une attitude comme celle-là. Les parents de niveau socioculturel élevé apportent des problèmes d’un tout autre ordre. Ils sont tout d’abord plus sollicités par les enseignants que les deux autres types de parents, la communication étant au premier abord plus aisé les enseignants pensent certainement se faciliter la tâche. Bien sûr, toutes les attentes des professeurs ne sont pas comblées, pour eux, ces parents deviennent envahissants ou ils entrent en compétition avec eux au niveau de l’enseignement. On voit ici qu’à vouloir se reposer sur un seul type de parent ces derniers peuvent en profiter pour prendre une place qui n’est pas la leur. La dernière catégorie de parents va souvent être concernée par les familles de milieu défavorisé. Les attentes de l’enseignant vis-à-vis de ces familles qui sont parfois les mêmes que pour les autres familles constituent un vrai problème. En effet ces attentes peuvent engendrer un manque de bienveillance de l’enseignant sur les familles modestes qui peut se traduire par une infantilisation de celles-ci ou par une dramatisation de la situation ; cette attitude peut ensuite entraîner une perte de confiance de ces familles, qui finissent donc par prendre leur distance. En guise de solution, pour les familles les plus en difficultés il faut déjà qu’elles comprennent qu’elles ont un rôle à jouer dans la scolarité de leurs enfants (pour les cas extrêmes). Pour des cas difficiles mais moins graves il faut utiliser un langage qui soit compréhensible par tous et favoriser la communication orale à l’écrite ce qui permet de les mettre en confiance par rapport à la culture scolaire. Pour ces familles et pour d’autres maintenant, des programmes comme le CLAS ont été mis en place pour développer les compétences des parents et non pour apprendre aux parents à éduquer leurs enfants.

Comment évaluer, numériquement ou non, les apprentissages ?

Comme nous l’avons évoqué précédemment, les outils numériques apparaissent comme un moyen de communication efficace. L’évaluation numérique est-elle également synonyme d’efficacité ?

Les apprentissages numériques sont fortement inscrits dans le milieu scolaire. Dans les classes la pratique numérique doit être possible. L’élève, même s’il n’a pas accès au numérique chez lui, doit pouvoir pratiquer à l’école. En effet ces acquisitions sont clairement évoquées ne serait-ce que dans le référentiel de compétence du socle commun (Circulaire d’orientation et de préparation de la rentrée 2013, N° 2013-060 du 10 avril 2013 ; Faire entrer l’École dans l’ère du numérique. Texte publié au BOEN N°15 du 11 avril 2013).

Le numérique apparaît également comme un outil de suivit de la progression des élèves. En effet la communication entre les parents et l’école forme l’un des piliers de la coéducation. Cette progression ainsi suivit par les professeurs et les parents ne pourraient en être que meilleure. Encourager le lien école/famille serait un donc un moyen d’évaluer judicieusement, en coopération et numériquement les apprentissages des élèves (numérique ou non). La concertation autour d’un projet de classe ne ferait que renforcer un tel lien (G. Lecuyer – Cabrioch (2015/2016) « Quels indicateurs pour personnaliser les apprentissages dans une école numérique ?).

L’informatique doit donc permettre de personnaliser les apprentissages. Cela sous-entend un meilleur suivit de la progression des élèves grâce aux outils numériques.

L’enjeu de formation ainsi présenté est double. En effet les compétences mises en jeux sont souvent déjà en la possession des élèves. La fracture numérique évoquée ne concerne pas la majorité de la population. Beaucoup d’élèves (notamment à partir du collège) sont en possession d’un smartphone ou d’une tablette. Il ne s’agit pas de fournir aux élèves un simple mode d’emploi des outils numériques mais bien de leur enseigner comment les utiliser efficacement et de manière sécurisée (« Développer le numérique à l’école », Anna ANGELI, Laure MARTIN-LE MEVEL, Jean-Michel PERRON, Florence DURAND-TORNARE, Édition Canopé). La formation concerne les élèves mais également les enseignants. Cette dernière est assurée par des services proposés aux enseignants mais aussi aux élèves et aux parents. Grâce à un simple accès en ligne des sujets, des services de soutien scolaire ou encore des ressources sont disponibles sur le net. Chacun peut trouver ce qu’il cherche en termes de formation. Ces exercices sont généralement fournit avec des corrigés et des moyens d’évaluation simples, utilisables à la fois par les enseignants et les parents (Conférence de presse de Vincent Peillon, 13 décembre 2012 : «Stratégie pour le numérique à l’École ». Publication sur le site Eduscol).

Si l’on décide d’évaluer numériquement, il est important de veiller à travailler sur les « bonnes compétences », la culture numérique des élèves est en hausse, leurs connaissances croient rapidement et il est important de leur enseigner comment maîtriser, contrôler ces outils. La meilleure évaluation est certainement la co-évaluation, une coéducation pour mutualiser les savoirs toujours plus nombreux à l’ère du numérique.

Exemple de coéducation : la coéducation par le numérique

L’ENT

L’Environnement Numérique de Travail (ENT) offre un accès à l’ensemble des applications numériques d’un établissement. La principale caractéristique de ce dispositif se trouve dans l’authentification unique d’accès par tous les utilisateurs.
Ainsi, toutes les activités proposées s’effectuent dans un espace sécurisé dont l’accès est restreint aux enseignants, aux responsables légaux et aux élèves après authentification.

Grâce à la facilité de fonctionnement de l’ENT, des passerelles entre les outils de consultation des cahiers de textes, des notes et de validation des compétences du B2I peuvent être développées. Ces accès sont dirigés, après identification, vers les informations de l’élève concerné ou de ses responsables légaux. Une messagerie interne est également créée pour correspondre avec les parents d’élèves et leur transmettre les informations comme les compte-rendu des conseils de classe.

#moncartableconnecté - ma classe vient à l'hôpital

Le cartable connecté permet à un enfant hospitalisé de garder un lien social avec sa classe via un système de visioconférence. L’enseignant en classe dispose d’un micro-cravate, d’une tablette pour voir l’enfant dans sa chambre et lui envoyer la leçon et des exercices. La classe est également équipée de deux caméras, une orientée vers l’enseignant et l’autre sur le groupe classe. Depuis sa chambre d’hôpital, l’élève peut actionner une actionner à distance une des caméras et a une tablette pour suivre la classe. En cas de soin ou de fatigue, la classe est automatiquement enregistrée et visualisable ultérieurement.

Prévention à l’école comme à la maison

Internet reste toutefois un endroit dangereux même si on en connait les règles, notamment pour les enfants. En effet, que ce soit sur les réseaux sociaux, sur les forums ou même pendant un jeu vidéo en ligne, un enfant peut être amené à rencontrer divers dangers comme le vol d’identité, les mauvaises rencontres, le harcèlement ou encore à l’addiction.

Pour cela il est donc important de parler de l’usage que font les élèves d’internet, de le remettre en question afin d’en montrer les dangers afin de les prévenir. De ce fait, à l’école, l’enseignant peut avoir plusieurs outils à sa disposition, notamment le site internet d’Eduscol, Internet responsable, qui possède de nombreux outils permettant de mettre en place des chartes d’utilisation ou d’apprendre aux élèves à s’informer correctement sur le net.

Néanmoins, cette prévention doit aussi se faire en coopération avec les parents. Pour cela, eux aussi doivent discuter avec leurs enfants de l’usage qu’ils font d’internet, discussion qui est rarement abordé par les parents. Là aussi les parents peuvent s’appuyer sur des outils mis à leur disposition pour apprendre à leur enfant à utiliser correctement internet et éviter ses dangers. Par exemple, le site Internet Sans Crainte propose, pour les enfants de 7 à 12 ans, des dessins animés montrant les dangers d’internet et des moyens d’y faire face. De même, ce site possède une section pour les adolescents qui propose des Serious Games autour de danger pouvant les toucher, comme la violence ou le harcèlement.

De plus, les parents peuvent aussi imposer des règles d’utilisation d’internet, sachant que selon une étude Ipsos du 7 avril 2015, près de 74% des enfants de 12-15 ans passent près de 3 heures par jour sur internet.

Les dangers du cyber harcèlement, droit et vie privée

Pour prévenir efficacement contre les dangers d’internet, plus que les nommer, il faut les présenter.

Le cyber harcèlement par exemple, souvent présent sur les réseaux sociaux ou les forums, peuvent toucher n’importe qui et créer des dégâts importants sur le plan émotionnel et psychologique. Selon le site de l’association e-enfance, il existe différent type de cyber harcèlement, comme par exemple :

  • Les intimidations, insultes, moqueries ou menaces en ligne
  • La propagation de rumeurs
  • Le piratage de comptes et l’usurpation d’identité digitale
  • La création d’un sujet de discussion, d’un groupe ou d’une page sur un réseau social à l’encontre d’un camarade de classe
  • La publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture
  • Le sexting (c’est la contraction de « sex » et « texting ». On peut le définir comme des images produites par les jeunes (17 ans et moins) qui représentant d’autres jeunes et qui pourraient être utilisées dans le cadre de la pornographie infantile

En observant ces exemples, on remarque qu’ils ont tous, de près ou de loin, un impact sur la vie privée de la ou des victimes. De ce fait, il est important de mettre en garde et surtout de réguler le flux d’information privée sur internet, ce qui est très compliqué. En effet, avec l’essor des réseaux sociaux tel Facebook, Twitter, Instagram… la vie privée peut d’un simple clic devenir publique très rapidement. De ce fait, les effets boule de neige sur internet sont relativement fréquent, les internautes prenant souvent peu ou pas le temps de de vérifier leurs informations sur tel ou tel situation.

Par exemple, le 9 décembre 2017, une vidéo YouTube du jeune Keaton Jones, un américain « victime de harcèlement », a beaucoup marqué les esprits car, dans un premier temps, le jeune garçon a présenté dans un témoignage le harcèlement dont il était victime à son école. Suite à cette vidéo, qui est rapidement devenu viral, une campagne de soutien c’est mis en place pour aider le jeune garçon jusqu’à ce que plusieurs internautes se rendent compte de la supercherie. En effet, la mère de Keaton est aujourd’hui accusée de fraude et d’arnaque car, en regardant plus attentivement son profil Facebook, les internautes ont mis en doute les attentions de celle-ci quand elle a posté la vidéo. Les nombreuses photos et propos racistes présent sur le réseau social tendent à faire penser que la mère souhaitait non pas dénoncer les harceleurs de son fils mais utiliser l’engouement provoqué par ce témoignage pour gagner de l’argent.

Par cet exemple, on peut montrer ainsi aisément les dangers d’internet, notamment son pouvoir manipulateur car d’escroc, la mère de Keaton Jones est maintenant devenue victime d’un retour de bâton de la part des internautes.

Sources:

 

Ex M1

2 thoughts on “La coéducation : créatrice d’un climat favorable à la réussite de tous?

  1. Livet Elodie

    Les problèmes de communication entre les enseignants sont peut être trop dans le sens du jugement et on met la faute sur les parents mais le problème peut venir d’un manque de compréhension de la langue française (ce que vous appelez peut être difficulté de comprendre le langage) ou bien une difficulté de lecture (illettrisme). Il serait peut être important de mettre en avant les différences culturelles qui sont parfois à l’origine des difficultés de compréhension ou la non prise en compte de l’importance de l’école. (notamment les enfants issues des itinérants).

    • Carole DIDIER

      Bonjour Elodie,

      Notre article n’est pas encore terminé.
      Le but n’est pas d’incriminer les parents mais plutôt, au contraire, de leur redonner une place au sein de l’école.
      Effectivement, nous avons abordé le thème mais peut-être pas de façon pas assez clair.
      Merci, en tout cas, pour tes réflexions.
      Nous en tiendrons compte!
      Bonnes vacances.

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