Les travaux de recherches des sociologues françaises Carole Brugeilles et Sylvie Cromer montrent que les personnages masculins sont encore majoritaires dans la littérature de jeunesse. En moyenne, il y a environ 65 % de personnages masculins contre 35 % de personnages féminins. Cette différence se retrouve aussi dans les personnages principaux où nous trouvons environ 62 % de héros contre 38 % d’héroïnes.
Dans bien des contes et la littérature jeunesse, les personnages féminins apparaissent encore fréquemment dans des rôles passifs, sont souvent valorisés pour leur apparence, leur douceur ou leur rôle relationnel. En revanche, les garçons sont davantage associés à l’aventure et sont plus souvent représentés comme fort et courageux.
Ces représentations participent à la construction des stéréotypes de genre dès le plus jeune âge. Ces derniers peuvent influencer et orienter les jeux et les loisirs des enfants, leur confiance en eux, leurs relations aux autres. Ces représentations participent à la construction des stéréotypes de genre dès le plus jeune âge. Ces derniers peuvent influencer et orienter les jeux et les loisirs des enfants, leur confiance en eux, leurs relations aux autres, mais aussi leurs choix scolaires et professionnels. Ils peuvent également impacter leur rapport au corps et l’expression de leurs émotions. Les contes traditionnels véhiculent malgré eux ces représentations. Il est donc important de travailler ces représentations tout en continuant d’étudier la richesse de ce patrimoine culturel. Le projet d’école interdisciplinaire autour de la réécriture des contes a pour but de déconstruire les stéréotypes tout en favorisant l’égalité, l’inclusivité ainsi que le respect de chacun.

