Lorsqu’en 1791, Olympe de Gouges proclamait dans sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne que « la femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits », elle établissait les bases d’un combat qui semble aujourd’hui gagné sur le plan législatif. En effet, le droit français consacre désormais une égalité stricte entre les sexes.
Pourtant, cette victoire juridique se heurte encore à la réalité des usages : les femmes ont beau avoir les mêmes droits que les hommes, elles ne peuvent en jouir aussi facilement. En somme, si l’égalité est désormais inscrite dans les textes, elle ne l’est pas encore totalement dans les mœurs ; la France est ainsi passée d’une inégalité de droit à une inégalité de fait.
Les disparités prennent racines dans la sphère privée. Selon l’enquête « Emploi du temps » de l’INSEE, les femmes assument toujours près de 70 % des tâches domestiques et demeurent, dans l’imaginaire collectif, les principales responsables de l’éducation des enfants. Or, ce déséquilibre au sein des foyers conditionne inévitablement les trajectoires professionnelles et fragilise notamment les carrières féminines.
On observe ainsi une concentration masculine dans les postes de haute responsabilité et de pouvoir (cadres supérieurs, sphère politique), tandis que les femmes sont dirigées vers les métiers du « care » ou de l’accompagnement. Le domaine de l’enseignement fait figure de cas d’école : depuis 2008, les femmes y représentent plus de 70 % des effectifs. En interrogeant formateurs et étudiants, nous tenterons de déterminer dans quelle mesure leurs parcours professionnels est marqués par des biais sexistes persistants. Nous allons également nous intéresser à l’attitude des enseignants envers les élèves.
Notre projet a pour thème l’égalité de genres et s’inscrit dans le cadre du parcours citoyen ainsi que du PEAC. Il vise à sensibiliser les élèves aux enjeux liés aux discriminations et aux stéréotypes de genre, tout en développant leur esprit critique et leur culture de l’égalité fille-garçon. Plusieurs problématiques éducatives peuvent guider ce travail :
- Comment développer l’esprit critique des élèves face aux inégalités de genre ?
- Comment les stéréotypes abordés en classe permettent-ils de construire une culture de l’égalité entre les filles et les garçons ?
Les élèves vont analyser des situations de discrimination, comprendre les inégalités historiques et l’égalité comme principe républicain. Ils vont participer à une production adaptée à leur cycle : une fresque en cycle 1, une pièce de théâtre en cycle 2 et un court-métrage en cycle 3. Dans le cadre d’un projet d’école, la création d’un album sur l’égalité de genres pourra être mis en place. Ce projet participe à la lutte contre les discriminations de genre en abordant les stéréotypes ancrés dans la société. Il permet également de développer l’esprit critique des élèves.
Le projet est interdisciplinaire car il est en lien avec l’EMC, le français, les arts plastiques, l’EMI et l’histoire. Les supports utilisés sont : le réseau Canopé, des publicités anonymisées, des albums jeunesse comme Maman de la lune, des documents historiques…
Ce projet s’inscrit dans les orientations de la convention ministérielle qui portent sur la culture de l’égalité et du respect mutuel, les questions d’orientation, la politique d’égalité entre les filles et les garçons ainsi que la lutte contre les violences sexistes, sexuelles et cybersexistes.
Morgane FACON, Océane LANCELOT, Oriane MOREL, Marianne PICHODOU et Méloé ROCHON.


