Dyslexie et adaptations pédagogiques

Avez-vous déjà entendu parler de la dyslexie ?

Il s’agit d’un trouble des apprentissages qui se traduit par des problèmes de lecture, de reconnaissance de mots et bien souvent des problèmes de rédaction. 

Nous vous laissons vous rendre compte de cette difficulté à travers une simulation que nous avons trouvée sur le site internet de l’académie de Grenoble :

 

Comme vous le savez peut-être, un élève dyslexique peut rencontrer des difficultés à décoder des mots, confondre des sons ou inverser des lettres. Mais ce n’est pas tout !

Voici une liste plus détaillée des difficultés rencontrées par les élèves dyslexiques :

  • Des erreurs de précision lors de la lecture;
  • La confusion de certaines lettres ou syllabes;
  • L’ajout, le retrait ou l’inversion de lettres ou de syllabes;
  • La confusion d’un son avec un autre son proche;
  • Des difficultés à décoder le mot;
  • Des difficultés à reconnaître un mot et à lire les mots irréguliers;
  • Une lecture lente et saccadée, car l’enfant ne saisit pas la ponctuation;
  • Une mauvaise compréhension de la lecture et des autres activités nécessitant la lecture (comme la résolution de problèmes);
  • Souvent, une aversion pour la lecture et l’évitement des situations de lecture.

 

“Les élèves porteurs de DYS sont particulièrement nombreux à l’École (entre 3% et 10%, soit 3 élèves par classe en moyenne). Ils sont porteurs d’un handicap « invisible » ce qui conduit un grand nombre de ces élèves à des difficultés scolaires” d’après le site internet Eduscol

 

La dyslexie provoque d’autres troubles “dys” !

Il est intéressant de se pencher sur la signification du préfixe « DYS ».

Selon le dictionnaire Larousse, ce préfixe indique « une difficulté, une anomalie, le mauvais état ou le mauvais fonctionnement de quelque chose ».

La dyslexie fait partie d’une grande famille de troubles que l’on appelle les « dys ». On y retrouve bien évidemment la dysorthographie (trouble de l’écriture) mais aussi la dyscalculie (trouble lié aux calculs numériques), la dyspraxie (anomalie de la planification et de l’automatisation des gestes volontaires), la dysgraphie (trouble affectant la graphie) ou encore la dysphasie (déficit du langage).

Attention ! Un enfant peut développer différents troubles « dys » à la fois ! Cela peut impacter sa scolarité si ce n’est pas correctement pris en charge. En effet, ces différents troubles sont diagnostiqués par des professionnels spécialisés. C’est pourquoi ces élèves sont considérés comme des élèves en situation de handicap, selon les différentes lois pour l’inclusion.

Voici une illustration trouvée sur le site internet de la sophrologue Muriel Carrère résumant les différents troubles « dys » et quels membres du corps humain sont impactés :

 

La dyslexie doit être prise en compte à l’école !

La dyslexie et les autres troubles de l’apprentissage sont désormais pris en compte à l’école. 

Depuis la loi de 2005, l’école mise sur l’égalité des droits et des chances dans le parcours scolaire des enfants.  En effet, voici ce que dit cette loi selon Eduscol :

“L’objectif est d’aller vers une école toujours plus inclusive sachant s’adapter aux besoins spécifiques. Les différents dispositifs de scolarisation, les parcours de formation individualisés et les aménagements personnalisés en fonction des besoins des élèves sont autant de mesures participant à l’inclusion scolaire. »

La Loi 2005- 102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées rend possible un renforcement des actions en faveur de la scolarisation en milieu ordinaire des enfants handicapés, avec un parcours scolaire adapté. Comme mentionné auparavant, les élèves dyslexiques sont compris dans les élèves handicapés donc cette loi les concerne directement.

Voici un article issu de cette loi trouvé sur Légifrance :

Art. L. 114. − Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant.

De plus, la Loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République prône pour la différenciation pédagogique. Selon l’article 2, « Il reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d’apprendre et de progresser. Il veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction ».

 

La dyslexie peut être atténuée par les adaptations pédagogiques…

Il est important de savoir que le trouble de la dyslexie ne peut pas être supprimé mais peut être atténué. Nous avons retenu quelques démarches pouvant faciliter l’apprentissage des élèves dyslexiques.

Tout d’abord, une aide humaine bénéficie à l’élève dyslexique. Nous pensons notamment à la mise en place d’un tutorat entre élèves et d’un placement des élèves réfléchi, l’investissement des parents ou encore la présence d’un(e) accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). 

“Les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) sont des personnels chargés de l’aide humaine. Ils ont pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève en situation de handicap, qu’ils interviennent au titre de l’aide humaine individuelle, de l’aide humaine mutualisée ou de l’accompagnement collectif.” education.gouv.fr 

Nous avons aussi relevé des solutions médicales. Par exemple, les parents de l’élève dyslexique peuvent coopérer avec la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) ou demander un PAP (Plan d’accompagnement personnalisé) qui offriront à l’élève dyslexique des adaptations pédagogiques. Les parents de l’élève dyslexique peuvent également faire appel à un orthophoniste.

Des différenciations pédagogiques peuvent être mises en place par l’enseignant. Par exemple, l’enseignant peut proposer aux élèves dyslexiques une mise en page d’un exercice différente des autres élèves, un barème adapté lors d’une évaluation, une guidance supplémentaire, plus de temps pour réaliser une tâche ou moins d’exercices à réaliser, etc.

Enfin, nous avons récemment repéré la présence de livres pour enfants dyslexiques dans les bacs de certaines médiathèques. Ces livres ont pour particularité d’être codés pour que les enfants dyslexiques déchiffrent plus facilement les mots dans les phrases. 

Nous avons emprunté deux livres pour en comprendre le fonctionnement. 

Le premier livre choisi a pour titre Maintenant que je sais lire de Rémi Chaurand et respecte un code couleur. Il est précisé au début du livre que les syllabes sont en couleurs et les lettres muettes en plus claires. 

Agnès de Lestrade et Alex Mouron ont eux aussi fait paraître leur livre L’arbre qui avalait les enfants pour faciliter la lecture aux enfants dyslexiques. Le code de lecture est ciblé sur les liaisons, les lettres muettes, les syllabes et l’espacement entre les lignes. Tout est également présenté au début du livre.

 

Certains opticiens ont également pris à cœur les problèmes de lecture rencontrés par les élèves dyslexiques. A suivre une petite présentation des lunettes disponibles chez un célèbre opticien :

https://www.opticiens-atol.com/lexilens  

 

Nous espérons que notre article vous a informé sur la dyslexie, les adaptations pédagogiques possibles et l’importance pour les enseignants de demain de savoir inclure tous les élèves au sein de sa classe.

marine.lementec

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