Comment le contexte familial peut-il influencer le travail à la maison et provoquer des inégalités d’apprentissages?

Comment le contexte familial peut-il influencer le travail à la maison et provoquer des inégalités d’apprentissages?

Bien trop nombreux sont les élèves qui, de par le monde, sont pris dans un cercle vicieux de faible performance et de démotivation n’entraînant à leur tour que davantage de mauvaises notes et de désengagement vis-à-vis de l’école. De ce fait, les sites de soutien scolaire pullulent sur le net et sont vus comme une solution miracle par les parents en vue d’augmenter les notes de leurs enfants. Il est dit que 58 % des parents aident systématiquement ou souvent leurs enfants à faire leurs devoirs et 47 % des parents se sentent capables d’aider leurs enfants dans toutes les matières. Ainsi ceux qui le peuvent financièrement inscrivent leurs élèves au soutien scolaire que ce soit à l’école ou en dehors. Or, à court terme cela peut-être bénéfique car y est corrélé une augmentation de la moyenne. Mais ne vaut-t-il mieux pas apprendre à apprendre plutôt qu’apprendre à réussir un joli coup ? De plus, le soutien scolaire répond-il aux besoins de chaque enfant ? Peut-on espérer une pédagogie de qualité avec le soutien scolaire ? Toutefois, il ne faut souligner que la portée pédagogique des devoirs à la maison hors du cadre scolaire est régulièrement mis en cause ; c’est pourquoi l’interdiction des devoirs à la maison datant de la loi de 1956, traduit aussi la recherche d’une plus grande efficience du système éducatif. Mais quels constats peut-on en faire ?

Malgré la circulaire de 1956, les devoirs à la maison, continuent d’être donnés. Pourtant, les recherches précisent que le contexte familial engendre des inégalités d’apprentissage car les parents ne sont pas toujours disponibles, compétents et impliqués. Ils ont parfois un rapport difficile à la scolarité. De plus, la composition monoparentale peut contribuer à une difficulté, pour le parent isolé, à suivre la scolarité de ses enfants. Au sein d’une même fratrie, il n’est pas rare de constater que ce sont parfois les frères ou sœurs ainé(e)s qui s’occupent des devoirs en donnant ainsi une responsabilité éducative. Les conditions matérielles de la famille (chambre partagée, omniprésence de la télévision, environnement sonore, espace de travail dédié…) peuvent influencer l’efficacité du travail prescrit à la maison.

Quel levier de rééquilibrage?

A l’école, depuis la loi de 2013, les parents ont une place prépondérante au sein de la communauté éducative. Ainsi, ils deviennent partenaire avec les enseignants à travers l’idée de co-éducation. Il existe des dispositifs tel que : le café des parents… qui contribuent à un rapprochement qualitatif. A la maison, des dispositifs innovants d’auto-apprentissage officiel comme la classe inversée, les cours par vision conférence sont en plein essor. En dehors de la maison les pouvoirs publics à travers le programme de réussite éducatif Programme Réussite Éducative et la politique de la ville (CUCS) mettent en place des dispositifs contribuant à réduire les inégalités d’apprentissage (PPRE). Les communes mènent également des actions en mettant en place le dispositif national d’accompagnement à la scolarité fonctionnant avec des professionnels et des bénévoles. Certains dispositifs sont portés directement par des associations ( pupilles étudiants pour la ville: étudiants qui se déplacent au domicile des élèves) . Dans le domaine privé, des prestataires tel que Acadomia ou de l’aide au devoir par un particulier (étudiant ou enseignant) en face à face pédagogique ou à distance sont d’autres moyens d’équilibrage. Mais est-ce suffisant pour réduire les inégalités ?

Ex M1

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