Quel cirque !

C’est quoi ce bazar ?
Des papiers bigarrés,
De longs fils de fer,
Des tissus colorés…
Et hop ! le tour est joué.
C’est le cirque de Calder.
Le rideau rouge peut se lever
Sur la scène ronde et minuscule.
Place au spectacle :
Les animaux sauvages mais domptés,
Les danseuses, les jongleurs et les funambules…

Katia B.

Performance-atelier d’un illustrateur…

Bruno Pilorget,  illustrateur d’ouvrages de littérature de Jeunesse, est venu à l’espace audiovisuel de l’IUFM, parler de son travail, pinceau à la main. Auteur « d’ Omoutou  » en écho à l’univers du sculpteur contemporain Ousmane Sow, « La grande vague » en résonance avec l’œuvre d’Hokusaï (1830), de carnets de voyage au vietnam…Bruno nouis a fait rêver durant plus de deux heures.

Il participe le week-end du 08/12/2012 au salon annuel du livre de Ploufragan…

Ces principaux ouvrages sont consultables à la médiathèque de l’IUFM.

Merci à Claudette Lusseau pour l’organisation de cette formidable prestation graphique.

performance-conférence de l'illustrateur
performance-conférence de l'illustrateur

Stratégie poétique et militaire

Pour tromper l’ennui, je crée, j’écris et je lis.
J’ai érigé une montagne de romans,
Une forteresse imprenable qui me protège de mes ennemis.

Pour tromper l’ennemi, j’ai appris à lui sourire, à le dompter.
J’ai mis au point une sorte de stratégie militaire :
J’ai feind d’enterrer la hâche de guerre
Pour mieux le vaincre et triompher.

Je danse et je chante ma joie comme ma tristesse.
Je bois le vin jusqu’à la lie et feind l’ivresse.
En vérité je suis sur mes gardes jour et nuit.

J’apprivoise doucement mon crocodile.
Je perce à jour les mystères sombres et vils,
Et la part d’ombre qui entache ma vie.

Katia Bodenes

Caraco

J’ai échoué, j’ai échoué sur une île
Aride et hostile. Où aucun arbre ne semble porter ses fruits.
Ecorchée par les rochers, je panserai peu à peu mes plaies.
J’amarre mon radeau de fortune à un arbre étrange.
Que faire de tous mes bagages, valises et malles ?
Les laisser ? Et portés par les courants forts,
Ils échoueront sur d’autres rives.
Lasse et blessée, j’aperçois soudain sur l’Autel
Une petite bête innocente qui gît, sacrifiée
Pour calmer je ne sais quel dieu en colère.
J’ai échoué sur cette île…
Je dois bâtir pour cette nuit une hutte.
Cueillir des fruits. Faire un feu pour me réchauffer.
Je suis Robinson en jupons et caraco.
J’érigerai demain une ville fortifiée pour me protéger.
J’apprendrai seule à me défendre. Il le faut !
(Même si parfois je me sens Don Quichotte qui lutte
contre de gigantesques moulins à vent.)
J’ai échoué, j’ai échoué sur une île
Qu’il me faudra apprivoiser et explorer.
Est-elle déserte ou habitée ?

Katia B.

Pour ne plus perdre pied.

Pour ne plus perdre pied, ne plus toucher terre à main nue.
Toujours prendre des gants.
Marcher sur les mains.
Avancer sur un fil comme un équilibriste.
Cheminer d’arbre en arbre tel le Baron Perché
Et voir grand, toujours plus grand. Continuer la lecture de « Pour ne plus perdre pied. »