Le net art et l’esthétique du partage – Ramzi TURKI préface d’Yves Michaud – L’harmattan édition 2019

« Le partage sur Facebook peut-il devenir un art ? Peut-il ébranler les notions de l’exposition ? Un livre d’artiste participe-t-il à la transformation d’un processus de partage virtuel en une véritable esthétique du partage ? » Ramzi Turki, artiste et théoricien, chercheur associé au laboratoire de recherche MICA (Médiation, Communication, Information, Art) à l’université de Bordeaux – auteur de l’email-art.

« Ramzi Turki avec ses connaissances de la scène artistique récente s’inscrit dans un questionnnement sur la nature des oeuvres d’art, sur leurs constituants (auteur, matériau, concept, destination). La plupart des déconstructions et reconstructions de l’oeuvre d’art postmoderne ont , consciemment ou à leur insu, repris en fait les quatre causes aristotéliciennes: – une oeuvre a un auteur (cause efficiente), qui a formé un concept (cause formelle) et l’incarne dans un matériau (cause matérielle) en vue de produire un certain effet chez un recepteur (cause finale).

A partir de là, il devient possible de s’interroger sur les dimensions des oeuvres que la situation contemporaine -politique, économique, sociale, religieuse – conditionne, modifie, accentue ou, au contraire, condamne. Quand la dimension auteur prédomine, on a affaire à de performances. Quand la dimension conceptuelle prédomine, on a affaire à l’art proprement conceptuel. Quand c’est la matériau, on a affaire à un art matériologique, et quand ce qui compte, c’est la relation à un récepteur, on a affaire à un art relationnel.

La révolution numérique qui rend possible la communication sur le net fait passer à l’arrière plan la matière même des oeuvres et met en évidence relation, concept, auteur ».

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