DELATTRE Vincent – Master 1 – Groupe 1

Composition Organochimique de l’Arbre – Transplantation Environnementale – Collection Printemps-Automne

45x60

Composition ORGANOCHIMIQUE de l’Arbre :

Transplantation ENVIRONNEMENTALE (45×60)

Collection Printemps-Automne. 2012

Description

La consigne choisie était de dessiner une arbre… autrement. Je me suis approprié les contraintes puis l’imaginaire à opérer.

La dynamique de pensée qui m’a habitée fut celle-ci :

« Si l’inspiration demeure, elle est aussi dans une dynamique progressive : totalement marginale au début, elle se peaufine au fur et à mesure que l’œuvre se révèle, des idées naissent et s’entrecroisent formant ainsi une âme commune, celle de l’œuvre elle-même, pur produit issu de l’imagination de l’auteur et d’une symbiose des matériaux usités… »

Arbre, objet appartenant à un milieu naturel, dit espace biophysique. Si ce concept est ici abordé comme une représentation de ce dernier dans cet espace, c’est parce que le « bio » représente l’environnement de Mère Nature et le « physique » signifiant ici la composition. Ainsi un environnement est défini par les caractéristiques qui le composent.

Cette œuvre s’inscrit dans une démarche de développement durable, c’est-à-dire qui répond aux besoins d’une génération sans compromettre les générations futures à répondre à leurs propres besoins…

Socialement équitable – Économiquement viable – Écologiquement reproductible

L’homme ayant déjà fait ses preuves en terme de destruction-introduction-exportation-modification de Dame Nature.

… Le besoin était ici de représenter un arbre de notre société, de montrer que la nature finit toujours par reprendre sa place, quitte à s’adapter à son environnement.

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Vue plongeante

Démarche

« melting-pot » dessin-collage

Figuralisme : avec des couleurs

Bombe de peinture : la couleur bleue est libérée tel un gaz sous pression, ce qui donne un aspect aérien à la peinture, pour représenter le ciel.

Encre de chine : des tons légers, couleur diluée, permettant un subtil mélange des couleurs de l’arbre, qu’il arbore au cours des saisons : du jaune orangé pour l’automne et du vert pour le printemps.

Crayons de couleurs : foncées pour des contours marqués et plus claires pour la chaire intérieure telles l’écorce en marron, les cavités ou encore les bulles jaunes qui intensifient le regard sur une partie de l’arbre, à la manière d’une loupe en trompe l’œil ; (les couleurs s’inversent : le marron devient vert et vice-versa).

Crayon gris : du blanc, du noirs et donc du gris, mélange des deux, pour simuler la radiographie des « organes »  de l’arbre: le poumon et ses ramifications, symbole du dioxyde de carbone se transformant dioxygène grâce à la photosynthèse (nuances inversées car conversion des gaz contraire à l’être humain : O2 devient CO2) avec un clin d’œil à l’organisation du branchage de l’arbre. Les nervures sont ainsi révélées, comme celles d’une planche de bois/imagerie médicale.

Figuralisme avec des matériaux

Cagette – Linoléum(tissé de fibres de bois) – Carton – Papier crépon – Liège – Papier

Des matériaux multiple issus de la récupération, tous ont un lien avec l’arbre. Puisqu’ils sont des « dérivés » de l’arbre, mais transformés par l’Homme, ils serviront à manifester l’empreinte de l’homme utilisant les matières que prodigue la nature.

En plus d’apporter différentes textures, ils sont évidés comme des pochoirs ce qui permet le dédoublement des lettres (le plein et le vide). A partir de vraies feuilles, par la technique du frottage, il a été possible d’en révéler l’empreinte sur du papier ce qui permet d’obtenir de véritables feuilles factices.

L’Histoire de notre société humaine débute avec la naissance de l’écriture, ainsi les lettres « A-R-B-R-E » du mot « ARBRE » sont le signe d’une présence humaine.

L’arbre lui, bien que coincé dans cette société, parvient à s’adapter, il utilise les moindres espaces qui lui sont disponibles ; ainsi s’accole-t-il aux lettres de l’homme qui délimitent le tronc.

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Artiste(s)

Mei Linn CHAN

Leaf TypeLeaf Type.

2012

Mei Linn CHAN, cette jeune artiste malaisienne a découpé tout un abécédaire dans des feuilles d’arbre. Ce travail graphique méticuleux est un procédé plutôt rare. C’est en marge d’un cursus voué aux arts qu’elle a réalisé ces œuvres se basant sur le même principe que le papier découpé. Intitulé Leaf Type (typographie de feuilles), ce travail réalisé par la jeune graphiste a imposé à cette dernière une précision de tous les instants. Cette minutie dont elle a fait preuve sur les dizaines de feuilles d’arbre a donné naissance à un véritable abécédaire. Composé des 26 lettres de l’alphabet, cette typographie suit ainsi le dessin naturel des feuilles pour être la suite découpée entre leurs nervures.

Mei Linn ChanPourquoi cette artiste ?

J’ai retrouvé en cette artiste le signe d’une marque de l’Homme envers ce végétal, une empreinte qu’elle laisse avec beaucoup de délicatesse, utilisant les lettres également. Aussi parmi les difficultés que j’ai rencontré telle la découpe des lettres des différents matériaux, parfois fragiles et friables, qu’elle réalise avec une incroyable maitrise. C’est très volontiers que j’ai choisi d’intégrer cette jeune artiste dans mon article.

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Nicole ROYE

Arbre depuis toujoursLes nervures des feuilles comme des rivières charrient le sang de la terre au rythme des saisons.

Exposition Arbre pour Toujours

2010.

Nicole ROYE, autre jeune artiste,  peintre cette fois-ci. Son univers est basé sur le « Naturel ». En effet elle est passionnée de Nature. Elle s’imprègne, observe, intègre, vit pleinement les instants que « Dame Nature » lui offre afin de le transmettre au travers de sa sensibilité : la peinture.

Elle peint non pour peindre mais pour créer…et l’arbre pour sa sagesse de vivre, de devenir « grand et fort ». Lorsqu’elle peint, sa perception est que les images transporte la réalité. Cette sensation, intensément présente est « la porte que l’art franchit pour envahir la toile d’harmonie, pour la transformer en rêve« . Ainsi l’art est là, omniprésent, avec cette sensation qui suit le parcours de nombreux artistes.

Ses tableaux, aux couleurs jaillissantes, entre le réalisme et l’abstrait, montre que la Nature est là, bien présente, quasi vivante sur la toile.

L’univers cette artiste ne se limite pas à l’explosion de couleurs qui caractérise ses toiles réalisées à l’huile et à l’acrylique, elle aime aussi explorer toutes les nuances du noir et du blanc lorsque qu’elle trempe son pinceau dans l’encre de Chine avant de le faire glisser sur le papier, parfois en un seul jet, pour donner naissance à des arbres ou à des réminiscences de paysages qui marqueraient l’aube de la création avant que le monde ne se colore.

Nicole RoyePourquoi cette artiste ?

Tout d’abord sa vision du flux artistique qui envahit notre esprit correspond à la vision que j’ai lorsque je m’essaie à l’art plastique. Ensuite parce qu’elle s’intéresse de près à « Mère Nature » et en particulier aux arbres. Tout comme ma composition elle travaille les nuances de couleurs comme le fait les changements de saisons sur le feuillage de l’arbre. Également le fait de pouvoir interpréter ce que l’on voit de différentes façons (exemple : N.ROYE → nervures = rivière de sang OU Moi → poumon = arbre). Elle est donc logiquement dans le même registre.

Enfin, cette artiste intervient dans des ateliers avec des enfants, ce qui nous laisse penser qu’elle sait amener l’art à la pédagogie, ou une pédagogie au service de l’art. D’ailleurs, son travail est très apprécié de par sa qualité auprès d’enfants qui ressortent très fiers de ces ateliers. L’aboutissement de ces heures qu’elle prodigue permet aux enfants d’acquérir une véritable technique artistique en prenant en compte l’importance des règles et de la rigueur qui permettent à la créativité de s’exprimer dans ce qu’elle a de meilleur sans compromettre la part de plaisir. Ainsi les enfants progressent, mûrissent, s’émancipent.

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Une réflexion sur « DELATTRE Vincent – Master 1 – Groupe 1 »

  1. Article cohérent.
    Insère les liens hypertexte des reproductions de Mei Linn CHAN et de Nicole ROYE.
    Orthographe à rectifier:  » l’imaginaire à opérer ».
    Ton investissement au sein de cellul’art est, par ailleurs, très satisfaisant.
    Pascal Bertrand

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