Ondulation physalisienne

Julia Didier-Théodon, Alexia Sécher, Florine Charruel

Notions travaillées : espace, matière, lumière, volume

Questions d’apprentissage :

Comment la lumière fait changer la couleur ?
Comment la peinture transforme différentes matières ?
Comment mettre en évidence différentes perceptions visuelles ?
Comment peut-on rendre visible ou non certains éléments constituants une œuvre ?

« L’arbre devient solide sous le vent » Sénèque

Elisa HIGNARD, Alexandra PERRON, Maria OUAJANE, Miradey PIN

Bienvenue chez nous!

Nous avons pris le parti de présenter notre article en mélangeant plusieurs formes de genres d'écriture: classique, poétique ou théâtrale parce que nous nous sommes rendu-compte que c'est en laissant parler notre créativité, quelle qu'elle soit, que nous nous sentions plus à même de partager les émotions qu'a suscité en nous cette activité.

De plus, il nous a semblé plus pertinent de mettre en oeuvre la transversalité d'un tel projet, riche en pistes pédagogiques, plutôt que de simplement les décrire.

Ainsi, très chers collègues, nous espérons contribuer nous aussi, à cet esprit de partage, enrichissant positivement notre nouvelle génération de professeur.e.s. N'hésitez pas à vous approprier nos idées qui ont elles-mêmes été inspirées par vos différentes productions qui nous ont émerveillées.

Bonne lecture à tous!
EA Sports and M&Ms

ACTE I

Scène 1:
Emmain est seule au centre de la scène, envahie par une brume de nostalgie car leur projet de groupe est terminé, elle se lance dans un monologue.

- " Quatre minettes, d’abord individu,
Ont dû former un tout,
Pour arriver jusqu’au bout,
D’un projet d’abord tout petit,
Qui, à leur grande surprise, a bien grandi.

[...]"
Scène 2:
Emmain, Aimedeuh, Elevain et Hélèvede sont tranquillement en train de
boire un café à la terrasse d'un salon de thé ensoleillée.
C'est alors, que Maître Yoda apparu et s'approcha de leur table.

- "Bonjour, gentes demoiselles!" s'exclama-t-il avec enthousiasme.
- "En sortant de chez moi ce matin, je suis tombé nez à nez avec
ce magnifique physalis qui n'attend que ça, qu'on l’embellisse".
- "Prenez cette bande de plâtre et ces ballons gonflables afin de
transformer ce physalis en une oeuvre remarquable".
Les 4 collègues se regardent d'un air interrogé. Il continue alors
ses propos.
- "N'ayez pas l'air si hébétées! Cette tâche de prime abord incongrue
cache en elle des surprises inattendues. Alors, faites-moi confiance
et laissez-vous aller. De toute façon, je ne vous laisse pas
le choix que d'être actrice de votre destinée".

C'est ainsi que Maître Yoda s'en alla, laissant sur la table les
ballons gonflables et les bandes de plâtre. Les filles ont d'abord
voulu s'en aller, laissant derrière elles ces objets ignorés, mais
d'une force magique elles furent retenues.

Elles comprirent alors qu'elles n'eurent pas le choix que de creuser
dans leur créativité pour en extraire une clé permettant de les
libérer de ces chaînes fantastiques qui les confinaient dans un
destin assez tragique.

ACTE II

Scène 3:
Dans un silence symphonique, un premier croquis naquit et leurs idées prenaient vie. Ainsi, en ressortirent 3 mises en tension de notions:

* Le mou vers le dur;
* L'individuel et le collectif;
* L'Echelle ou la perception: de la plante vers un arbre.

Qui aboutirent à quelques questions:

➢ Comment donner une forme au mou et/ou au rigide ?
➢ Comment donner une forme à quelque chose d’informe ?
➢ De quelle manière pouvons-nous profiter d’une forme pour lui donner une fonction autre que celle prévue ?
➢ Pouvons-nous tout voir avec les yeux ?
➢ Comment représenter le dur avec le mou et inversement ?
Le physalis au naturel
Notre premier croquis
Méthode de travail
Pour voir la vidéo, veuillez la télécharger (format mp4)

Scène finale:

Quand la plante devient arbre!

Attendez la nuit, et allumez l’œuvre…

BOSSE Emma, DIVOUX Mathilde, SEGUIN Estelle

Notions abordées : Matériaux, volume, lumière, couleurs.

Questions d’apprentissage :

  • En quoi les jeux d’ombres et de lumière donnent une autre dimension ?
  • Comment associer les couleurs pour différencier les couleurs chaudes des couleurs froides ?
  • Quel geste pour quel effet ?
  • Comment utiliser l’opacité et la transparence des matériaux ?


Juste avant la nuit, allumez les lumières…
… la lumière existe même pendant la nuit.

Coupé – décollé

Par MERCIER Guillaume et GRASLAND Jean-Marie

exposition au sein de la bibliothèque de notre production finale. Elle se compose de supports multiples utilisant la déformation du papier et du plastique, agencés sur une table lumineuse.

Coupé, décollé, décaler, recoller, le papier ordinaire ne l’est plus quand on sort du couper-décoller-recoller encore et encore…

Alors venez, et changez la façon de manipuler le papier avant que ce soit lui qui vous manipule.

Psychédélis

GIBAULT Charlène – ROUSSEL Romain – UMINON Stéphy

Notions principales :

Matières – Ressemblance – Hauteur – Création fortuite – Échelle transformée – Décalage – Univers

« Comment représenter une matière par une autre ? »

Nous vous présentons le fruit de notre travail et du hasard : La forêt psychédélique de physalis.

Entre création pensée et fortuite, nous avons décidé de transporter la physalis dans un univers parallèle où toutes les échelles et couleurs différent de notre réalité.

Partis de l’expérimentation des matières et de l’impact de nos gestes, nous avons ensuite improvisé selon les résultats obtenus et le matériel à portée de main, en gardant toujours en tête la question suivante : “Comment représenter une matière par une autre ?”. Les éléments créés individuellement nous ont permi, en les assemblant, de créer un univers coloré et disproportionné.

Mais pas de mégarde, notre forêt n’est pas faîtes pour les balades familiales, elle regorge de mystères et de dangers pour tout Homme qui oserait s’y aventurer. Vous êtes prévenus !

Car un  tel endroit remet en question toutes les images connues de la forêt au sens large. Les branches sont gigantesque, d’une couleur vives et si un fruit tombe, c’est le séisme garanti. Comme on peut l’observer dans la forêt que nous avons produit, l’homme n’occupe qu’une place très petite dans un tel endroit. Peut être qu’une telle mise en scène permet de se reposer les bonnes questions sur l’impact, la place et l’influence de l’homme sur la nature ?

L’apport des effets fortuits :

« Quel impact ont nos gestes sur cette matière ? »

Notre travail est truffé d’effets fortuits, car ayant peu de connaissances dans le domaine de la création plastique nous ne savions pas réellement quel rendu final nous obtiendrons par les matériaux choisis et par nos gestes incertains.

Tout d’abord les effets formés par le papier mâché : nous ne pensions pas que cette matière rendrait un aspect fripé et irrégulier, donnant une impression “effrayante”. Nos fruits ont tout de suite consolider notre idée de partir dans l’univers de l’étrange et du glauque.

Ensuite, nous avons été surpris et ravis par les effets que la colle chaude à apportée quand nous avons fixé les fruits aux branches à l’aide d’un pistolet à colle. La colle a laissé derrière elle de longs filaments indésirables que nous avons dans un premier temps essayé de les enlever puis au finalement décidé de garder pour étoffer notre univers, ils arrivaient donc à point. En effet, étant donné la taille des fils par rapports aux branches et aux aux fruits des physalis, ils pouvaient représenter les toiles d’une araignée géante…

Également, notre manque d’habitude dans la création de la couleur marron (mélange des couleurs primaires) à donné et aspect boueux/ vaseux au polystyrène.

Enfin, le cassage d’une branche nous a donné l’idée de volontairement “salir” notre travail pour le rendre toujours plus effrayant et sale. L’idée était bien de se projeter dans un univers quelque peu dérangeant. Ainsi nous avons ajouté feuilles, morceaux de bois, brindilles, poussière etc. sur le sol de notre forêt.

La production de la forêt :

Nous avons commencé par produire ce qui sera par la suite le coeur de notre oeuvre: les physalis et ses branches. Nous tenions à utiliser de la matière organique car nous souhaitions tout de même jouer sur la vraisemblance avec l’objet de notre travail. Pour le fruit, le papier mâché était l’idéal. Ce dernier est particulièrement malléable, nous avons facilement pu  créer toutes sortes de formes et à des tailles différentes. Il ne restait plus qu’à les peindre.

Comment les peindre ? Puisque nous cherchions à représenter une réalité mais dans son aspect déformé, nous avons hésité sur la couleur (orange pour rester collé à la réalité ou bleu/ violet/ blanc pour rendre l’aspect déformé plus flagrant ?). Pour les feuilles, nous avons travaillé sur le même model; du papier mâché peint cette fois ci en vert, en jouant sur les tailles et les formes.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est aDsxeuY1cm-wv3T9slB0u8jZzvRMcr1tAzzJhCq7QV8VxhcXgPhe6lIB167IigVNzP3RjSg9jwlvNh9m8hRDxJYbP8jkg9Dqm6hxWftAjoLF2aQMHF3cm8Z3rEC5aL-wmQ_hWaBZ.
« Comment se projeter dans un univers imaginaire à partir d’une oeuvre et en s’appropriant la notion d’échelle ? « 

Où implanter notre forêt ? Il nous fallait trouver un support dans lequel il serait possible de “planter” les branches de physalis. Nous avons d’abord penser à du papier journal ou tout autre matière froissable dans laquelle nous aurions pu insérer les branches mais nous avons eu peur l’aspect “projection dans une forêt” après avoir essayé. C’est donc sur le polystyrène que notre choix s’est porté. Ce matériau se prêtait bien pour ce genre de production car il est assez solide, facilement colorable car plat (et provoque des effets de non -plat) et l’assemblage s’est fait  rapidement et tel que nous l’avions imaginé.

Comment projeter le spectateur par notre production ? La notion d’échelle nous semblait essentielle. Pour cela, nous a été soufflée l’idée de positionner quelques petites figurines représentants des humains (nous les avons d’abord bombé en noir puis installé dans la forêt).

L’apport des effets fortuits

Notre travail est truffé d’effets fortuits, car ayant peu de connaissances dans le domaine de la création plastique nous ne savions pas réellement quel rendu final nous obtiendrons par les matériaux choisis et par nos gestes incertains.

Tout d’abord les effets formés par le papier mâché : nous ne pensions pas que cette matière rendrait un aspect fripé et irrégulier, donnant une impression “effrayante”. Nos fruits ont tout de suite consolider notre idée de partir dans l’univers de l’étrange et du glauque.

Ensuite, nous avons été surpris et ravis par les effets que la colle chaude à apportée quand nous avons fixé les fruits aux branches à l’aide d’un pistolet à colle. La colle a laissé derrière elle de longs filaments indésirables que nous avons dans un premier temps essayé de les enlever puis au finalement décidé de garder pour étoffer notre univers, ils arrivaient donc à point. En effet, étant donné la taille des fils par rapports aux branches et aux aux fruits des physalis, ils pouvaient représenter les toiles d’une araignée géante…

Également, notre manque d’habitude dans la création de la couleur marron (mélange des couleurs primaires) à donné et aspect boueux/ vaseux au polystyrène.

Enfin, le cassage d’une branche nous a donné l’idée de volontairement “salir” notre travail pour le rendre toujours plus effrayant et sale. L’idée était bien de se projeter dans un univers quelque peu dérangeant. Ainsi nous avons ajouté feuilles, morceaux de bois, brindilles, poussière etc. sur le sol de notre forêt.

Quelques références artistiques en plus :

Le dripping de Jackson Pollock.

Drip painting, 1951

Jackson Pollock est une figure emblématique de l’expressionnisme abstrait. Il apporte un renouveau au monde de l’art avec ses techniques de dripping, ou l’artiste imbibe de peinture ses pinceaux pour la laisser couler sur la toile.

Le geste de création possède une dimension arbitraire, non intentionnelle voire accidentelle.

Avec les petits soldats présents dans notre forêt nous avons souhaité renouer avec ces notions pour ajouter à notre production fortuite la dimension pollockienne du hasard ; et ainsi renouer avec une application de la peinture ne nécessitant pas un contact entre l’objet pinceau et l’objet peint, et transformer celui-ci (l’objet peint) en un réceptacle direct, sans transitions, sans intervention humaine pensée. Mais plutôt laisser place au hasard du geste et à l’irrégularité de ce dernier.

Figer la nature tel Hokusai.

La grande vague de Kanagawa, 1830-31.


Est une estampe du peintre japonais Hokusai spécialiste de l’ukiyo-e -estampes sur bois-. L’estampe d’Hokusai nous donne à voir une nature figée,violente et immense. Notre forêt est une peinture figée de la nature, par les matériaux utilisés : colle/eau/journal/peinture, des branches et autres éléments végétaux utilisés, qui ne constituent plus un élément de nature évoluant au sein de cette même nature mais une élément de nature figé, modifié, peint et faisant à présent partie d’un ensemble.

Aussi, la physalis, l’objet végétal a été figé : nos sculptures prennent appui sur des fleurs disposées de façon à ce qu’elle soient reproduites à un instant T. Pour notre production nous avons également décidé de représenter une saison : l’automne ce qui rend davantage l’impression d’un mouvement stoppé net, telle une photographie.

Monet, un autre rendu de la nature.

Claude Monet et ses oeuvres constituent un tout autre univers pictural, celui de l‘impressionnisme. Ce mouvement est d’abord synonyme de nature, puis de singularité. La nature, car les impressionnistes peignent ce qu’ils voient : la nature, la ville, le progrès de l’industrialisation. La singularité car les représentations sont uniques, appartiennent à l’artiste et à la réalité de ce dernier telle qu’il la voit et telle qu’il choisit de la représenter, C’est une autre approche de la peinture et en quelques sortes une libération pour beaucoup d’artistes qui peuvent se détacher du traditionnel canon antique,du religieux et des formes.

Tout comme beaucoup d’artistes, nous avons choisi de disposer librement et entièrement du sujet, des couleurs et des formes d’où nos couleurs et variations de couleurs peu communes.





Le temps qui passe

Vanhulst Alice – Houssin Sabrina – Morel Clémence

Les notions que nous avons travaillées :

  • L’espace
  • Le temps
  • La matière

Les questions d’apprentissage soulevées :

  • Comment représenter le temps qui passe ?
  • Comment peut-on représenter différentes sensations ?
  • De quelle manière représenter la texture (matérialité) ?
  • Comment associer deux matériaux ensemble ?

Notre objectif était de représenter la matérialité du physalis et son évolution dans le temps.

Il était une fois, le caillou du Petit Poucet, les cheveux de Boucle d’Or et les poils de Shrek. Boucle d’Or ne voulait pas se promener avec le petit caillou et les poils de Shrek. Alors elle les poussa et le petit caillou tomba. Il tomba si fort, qu’il gonfla, se perça, se fragilisa puis se vida complètement, pour ne plus garder que sa coque. Shrek quant à lui verdit, se brisa en deux, puis explosa en mille morceaux.

Prolonger pour dissimuler !

Marjorie AUBLE, Mélanie LEFRANCOIS et Océane LEROUX.

Notions abordées:

  • L’interaction entre support
  • La lumière et la couleur
  • Le camouflage
  • Le vide
  • La profondeur

Au départ c’était un simple format A4 en noir et blanc, sur un châssis en bois agrémenté d’un support en carton. Pour finir en 3D couleur: jeux d’ombres.

La physalis, plante vivace appelé amour en cage au calice renflé constitue un élément très décoratif notamment pour la période des fêtes de fin d’année. Notre groupe constitué de trois étudiantes est satisfait de son œuvre autour de la physalis. C’est une œuvre qui a été l’objet d’une évolution au cours de sa réalisation, mais aussi de remises en question sur son rendu final et son exploitation qui au départ n’était qu’un simple photographie en noir en et blanc. Le rendu final est au-delà de ce que nous avions envisagé au début, c’est grâce à nos différents questionnements au cours de la création que nous avons pu aller au-delà de nos objectifs. 

La photographie du physalis, en noir et blanc était notre point de départ. Nous nous sommes, premièrement, interrogées sur comment mettre la plante en valeur, comment la faire ressortir de cette image sombre. La première idée était de colorier seulement, sur la feuille, la plante afin qu’elle ressorte du fond sombre. Nous avons gardé des couleurs, qui selon nous, sont les couleurs naturelles de la plante pour colorier les feuilles des dans différentes nuances de vert et le fruit en orange. La contrainte de la photographie allait de pair avec l’utilisation des feutres posca, afin que la couleur ressorte réellement même si l’encre de la photographie était sombre.

Après réflexion, nous avons continué sur l’idée de jouer sur l’opposition du noir et blanc et de la couleur, nous avons découpé le contour de la plante dans l’idée de garder de la photographie, seulement, la plante en elle-même. Afin de la coller sur un support, toujours plat, mais blanc : une feuille de papier A3. Avant de coller, nous nous sommes questionnées sur l’introduction de la notion de plein et de vide. Nous avons donc décidé de découper certains fruits de la photographie de la plante mais pas l’ensemble. Nous avons l’ambition d’utiliser ces pièces pour les mettre en relief ensuite grâce à des petits ressorts. D’autres parts, à partir de certaines pièces, nous avons pu en faire le contour sur du papier transparent. L’idée était de reproduire un état du fruit de la plante. Lorsqu’il se décompose et s’assèche, la peau du fruit disparaît et laisse apparaître comme un petit grillage. C’est ce que nous avons voulu représenté sur certains fruits de notre œuvre. Une fois notre photographie découpée collée sur la feuille A3, l’idée était de prolonger notre plante sur la feuille afin de dissimuler la photographie imprimée noir et blanc dans une représentation pleine de couleur. Au fur et à mesure que notre création prenait forme, nous nous sommes interrogées sur le support d’exposition, c’est à partir de là que nous avons décidé d’un support qui nous permettrait d’intégrer la notion de luminosité. La première décision a été d’intégrer nos feuilles A3 à des supports en bois, comme des cadres, afin que lors de l’exposition, le cadre posé contre une fenêtre, la lumière traverse l’œuvre. Nous nous sommes remises en question sur l’exposition de l’œuvre, nous nous sommes rendues compte que la représentation du fruit du physalis asséché sur un papier transparent pouvait à l’aide de lumière produire une ombre. Nous avons décidé de former grâce à du carton ondulé, sur lequel une feuille de « paperboard » blanche est collée, un support angulaire sur lequel nous avons fixé notre cadre en bois. Ainsi lorsque l’œuvre est face à la lumière, cette dernière la traverse et produit une ombre derrière le cadre en bois sur la feuille de « paperboard ». Enfin lors de notre exposition nous sommes revenues sur notre prolongement, et nous avons décidé de prolonger sur les vitres notre œuvre afin d’investir l’espace et de montrer que la dissimulation peut se faire au-delà des limites prévues.  

Dans la réalisation de cette œuvre pouvons citer deux références artistiques de Bernard Moninot 

« Images volatiles disparaissant aussitôt que l’on tente de les fixer. Les images mentales ont une vie qui leur est propre. Consignées dans la mémoire longue elles forment une masse de fragments et d’indices. Le trait prend le fil du récit là où il s’est arrêté, pour le relier aux correspondances nouvelles trouvées en soi et prolonger la fiction en tirant la ligne du présent ».

« Le dessin est une performance secrète que l’on peut faire en tous lieux avec un minimum de moyens, il est un territoire d’une liberté pouvant s’accorder de toutes les démesures. Il n’est pas seulement défini en traces déposées par un geste, il peut inventer un ligne radicalement différente, résulter d’un processus imaginaire. S’auto-engendrer et se spatialiser dans une substance ou une matière inconnue ». 

Lanterne-physalis, fruit d’imprévus

par Frédéric ARZEL, Angeline DEMARLY & Caroline DUPUY (Groupe A)

N’attendez pas de nous une description de notre travail plastique scrupuleuse. Il ne l’a pas été.
Notre physalis est le fruit de multiples hasards que nous avons tout simplement assemblés. Dans cette œuvre, divers matériaux et techniques cohabitent.
A partir de matériaux inertes, comment recréer un végétal ?

O Soleil !

« O Soleil ! Toi sans qui les choses Ne seraient pas ce qu’elles sont. » Edmond Rostand

Charlotte PERSONNETTAZ, Margaux JEAN, Audrey MOISSET

Notions abordées : Lumière et matière

Questions d’apprentissages :

  • Comment l’ombre et la lumière peuvent-ils être des outils permettant de créer des illusions?
  • Comment changer la perception des objets grâce à l’ombre et la lumière ?