Chouette , c’est la récré…!!!

Présentation d’un dispositif d’enseignement mis en place par Marie-Yuli (formatrice premier degré en cycle 1):

Prendre en photo un endroit que les élèves aiment dans l’espace de la cour. Choisir une photo parmi toutes les propositions (l’endroit que j’aime), la photocopier en noir et blanc format A3. Mettre des couleurs pour montrer que c’est l’endroit que tu aimes le plus ! encre colorée diluée dans l’eau + pinceaux de différentes tailles. Ajouter d’autres prises de vues imprimées sur calque. Les élèves voulant garder une trace de leur prise de vue, ils ont ajouté , par transparence de l’encre, des couleurs, des formes , des traces.

Avec de la peinture brillante, montrez sur le même support, les actions de jeu que vous aimez faire. Exemples: glisser = frotter avec le doigt; rouler = faire une trace avec la roue d’une petite voiture… dictée à l’adulte sur: expliquez vos choix colorés. Durée: en demi-groupe, 4 séances.

Pierre RABHI, « la peur d’échouer doit faire place à l’enthousiasme d’apprendre »…

Dans des domaines aussi variés que l’éducation, l’énergie, l’agriculture, l’économie ou l’aménagement du territoire, des hommes et des femmes trouvent des solutions pour faire face, chacun à son échelle, aux différents défis de notre temps …/… Comme en économie, il nous faut renoncer à la compétitivité en éducation, pour instaurer la complémentarité, la réciprocité, la solidarité entre les enfants… »

Pierre RABHI, agro-écologiste, écrivain, chercheur et penseur français – livres disponibles aux Editions actes sud ou Babel

« Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre ». Fabrice Midal

Philosophe, écrivain, Fabrice Midal est l’un des principaux enseignants de la médiation en France :  » Nous nous torturons à longueur de journée. Nous nous torturons à intégrer des normes, des injonctions, des modèles qui ne nous correspondent pas. Nous nous torturons parce que nous voulons « mieux faire » et que nous estimons ne jamais « bien faire ». Nous sommes persuadés que les autres, eux, savent « bien faire ». Nous nous torturons souvent sans qu’il ne nous soit rien demandé… Nous sommes pris dans un activisme frénétique qui nous rend complètement aveugles. Happés par l’urgence de « faire », nous ne voyons plus qu’en réalité nous ne « faisons » rien: nous nous agitons et nous oublions l’essentiel. Nous oublions d’oser. Foutez-vous la paix !

Le net art et l’esthétique du partage – Ramzi TURKI préface d’Yves Michaud – L’harmattan édition 2019

« Le partage sur Facebook peut-il devenir un art ? Peut-il ébranler les notions de l’exposition ? Un livre d’artiste participe-t-il à la transformation d’un processus de partage virtuel en une véritable esthétique du partage ? » Ramzi Turki, artiste et théoricien, chercheur associé au laboratoire de recherche MICA (Médiation, Communication, Information, Art) à l’université de Bordeaux – auteur de l’email-art.

« Ramzi Turki avec ses connaissances de la scène artistique récente s’inscrit dans un questionnnement sur la nature des oeuvres d’art, sur leurs constituants (auteur, matériau, concept, destination). La plupart des déconstructions et reconstructions de l’oeuvre d’art postmoderne ont , consciemment ou à leur insu, repris en fait les quatre causes aristotéliciennes: – une oeuvre a un auteur (cause efficiente), qui a formé un concept (cause formelle) et l’incarne dans un matériau (cause matérielle) en vue de produire un certain effet chez un recepteur (cause finale).

A partir de là, il devient possible de s’interroger sur les dimensions des oeuvres que la situation contemporaine -politique, économique, sociale, religieuse – conditionne, modifie, accentue ou, au contraire, condamne. Quand la dimension auteur prédomine, on a affaire à de performances. Quand la dimension conceptuelle prédomine, on a affaire à l’art proprement conceptuel. Quand c’est la matériau, on a affaire à un art matériologique, et quand ce qui compte, c’est la relation à un récepteur, on a affaire à un art relationnel.

La révolution numérique qui rend possible la communication sur le net fait passer à l’arrière plan la matière même des oeuvres et met en évidence relation, concept, auteur ».

Former l’esprit critique, pour une pensée libre par Gérard de Vecchi – esf éditeur – 2016

« Développer l’esprit critique des élèves est une composante essentielle de l’enseignement. C’est une démarche aussi fondamentale que leur apprendre à lire, écrire, compter ».

« Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capable de faire le tri dans les informations et d’effectuer les choix pertinents pour le bien de tous. C’est l’autre face de l’exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit apprendre à s’appliquer à lui-même autant qu’aux autres ». Gérard De Vecchi, agrégé et maître de conférences en sciences de l’education.

L’esprit critique (et non de critique ) c’est:

Etre curieux et ouvert au monde: – Faire preuve de curiosité – Trouver de l’intérêt pour les grands problèmes de société et en mesurer les enjeux – Observer le monde, se poser des questions et en poser aux autres. – Soumettre l’information des médias à la critique. – Etendre l’analyse critique à tout ce qui nous entoure – Comprendre que l’esprit critique demande une attitude de tous les instants.

Accepter l’erreur: – Ne plus croire que tout le monde pense comme soi (c’est le cas de beaucoup d’enfants) – Passer de l’affirmation au doute. – Ne plus vivre l’erreur comme une faute (constater sans juger).

Considérer la critique comme une action constructive: – Eprouver le besoin de remettre en causes certaines affirmations des autres sans esprit de reproche. – accepter de revisiter certaines de ses opinions et croyances. – Accepter la critique de son propre travail sans que cela soit perçu comme négatif – comprendre l’interêt de l’autocritique et la pratiquer.

Donner de l’importance à l’argumentation: – Ne pas affirmer gratuitement – savoir trouver des arguments, chercher à les approfondir. – savoir construire son opinion personnelle et pouvoir la remettre en question.

Savoir confronter ses opinions: – Echanger les arguments, dialoguer, et non entrer dans une attitude désobligeante. – Comprendre que la confrontation, ce n’est pas la guerre. Glisser du « non » vers le « oui mais ».

Passer à l’action: – Passer de la connaissance à l’indignation et à l’action…

et cela quels que soient les supports étudiés ou les disciplines abordées…

Apprendre à problématiser puis à transposer…à partir d’un assemblage.

https://www.pedagogie.ac-nantes.fr/arts-plastiques-insitu/articles/didactique/enseigner-des-problemes-bernard-michaud–840907.kjsp?RH=1417250879110

L’objet dans tous ses états

Un aperçu de l’objet dans l’histoire des arts .

Wang Du -les modes - bronzes - jardin des tuileries FIAC Paris 2007

D’abord représenté,  puis présenté, accumulé, compressé, manipulé, théâtralisé, dansé, collectionné…

L’objet dans l’Histoire de l’Art

Un remarquable et accessible dossier pédagogique du Centre Georges Pompidou (Beaubourg) intitulé  » Récupération et détournement d’objets » par les artistes modernes et contemporains : RecuperationEtDetournementDobjets Beaubourg

et une proposition de parcours pédagogique dans les collections du centre, intitulé, l’objet dans l’art du XX e s: http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-objet/ENS-objet.htm

Un autre dossier pédagogique, tout aussi bien ficelé du LAIT ( labo art international du Tarn) sur la matière-matériau-support-temps dans l’art moderne et contemporain:

Matiere-materiau-support ds art cont. le LAIT

Apprendre – les talents du cerveau – lé défi des machines par Stanilas DEHAENE

Stanilas Dehaene, professeur au collège de France, titulaire de la chaire de psychologie cognitive expérimentale nous explique, en appui sur les découvertes récentes en neurosciences, le fonctionnement de la mémoire, le rôle de l’attention, l’importance du sommeil dans les mécanismes de l’apprentissage.

Les quatre piliers de l’apprentissage étant, je le cite: « l’attention, qui amplifie l’information sur laquelle nous nous concentrons ; l’engagement actif, un algorithme qu’on appelle également « curiosité », et qui incite notre cerveau à évaluer sans relâche de nouvelles hypothèses ; le retour sur erreur, qui compare nos prédictions avec la réalité et corrige nos modèle du monde ; la consolidation, qui automatise et fluidifie ce que nous avons appris, notamment pendant le sommeil… »

A usage des professeurs et parents… livre ci-dessous scanné en partie pour vous inciter à vous procurer cet ouvrage clef…

Paysage de papier – forêt tactile en carton – ma sculpture est dans ma feuille – cycle 3 et 4