« La Présence et l’Absence » Exposition du site d’expérimentation artistique de Bazouges-La-Pérouse.

Texte d’introduction à l’expositionexposition

presentation Bazouges Philippe Collin

laurent Huron, poète: laurent Huron – le marcheur

Ateliers de pratiques plastiques réflexives proposées aux master MEEF 1 arts Plastiques , à partir de l’approche poétique

de laurent Huron:

2018-11-05_Proposition_Laurent

ou de moi-même:

Bazouges – ateliers M1

 

contacts:
phicollin@wanadoo.fr
pascal.bertrand@espe-bretagne.fr
philippe.harnois@club-internet.fr
magali.bigaud@espe-bretagne.fr

Pratiques partenariales-domaine de Kerguéhennec-Marie-Leena

Le mercredi 12 septembre  nous nous sommes rendus au domaine de Kerguéhennec où nous avons participé à des ateliers de rencontre sensible avec l’oeuvre d’Etienne HAJDU, à des expositions et rencontré le danseur Thierry Micouin dans le cadre des pratiques partenariales.

Captations sonores in-situ: SR002MS        ZOOM0007

Ateliers-rencontres sensibles avec l’oeuvre d’Etienne HAJDU « Sept colonnes à Mallarmé ». Approches non-verbales, à l’aveugle, sensibles, plastiques, poétiques, sonores:  Compte rendu de la journée au domaine de kerguéhennec

 

Le chemin des écritures : évolution – signes – typographies – caractères

Le chemin des écritures ouvert dans le village de Lurs (04) en 2010, propose des itinéraires exploratoires du village et de l’histoire de notre
écriture. C’est une initiative de mémoire et de partage de connaissance, d’observation et de méditation.2015-11-11_180805

Vous pourrez vous initier à l’évolution des écritures, au décodage des signes, au vocabulaire de la typographie, et à la classification des caractères créée ici même par Maximilien Vox, illustre graveur, éditeur et historien de la lettre (1894-1974).

CdE-livret-web

2012-LURS-chemin-des-ecritures (1)

le corbeau et la renard par Hervieu et Montalvo

La fable de la Fontaine, revue et corrigée par deux chorégraphes contemporains de génie et leur compagnie: Montalvo Hervieu

téléchargement

 

http://www.numeridanse.tv/fr/video/430_le-corbeau-et-le-renard

Souvent, la nuit tombée par Miroux Ludovic

Souvent, la nuit tombée

par Miroux Ludovic

   Souvent, la nuit tombée, je me promène loin de chez moi. Je laisse mes pas me guider et m’emmener au grand air. Montagnes et forêts, en cela, sont propices. Même petites, elles se font complices et s’ouvrent à mes douces rêveries.

N’y voyant pas plus loin que le bout de mon nez, mes pieds sont mes oreilles, et je me laisse bercer par les champignons saxophonistes; leur musique plaintive et agitée trouble l’ordre nocturne, et j’y vois un cygne. Il vole en rase motte tel un dératé. Plus haut un crayon perce le ciel étiolé.

Autour de moi tout s’envole en confusion; un pain trop cuit s’enfle en nuage et dans un coin perdu, le soleil s’éclipse. Trop fatigué de l’été, il cherche refuge sous les montagnes naines. Ainsi naît l’hiver, s’installe, perdure et réchauffe mon cœur d’enfant. A terre, très à terre, l’objet punaise, petit et vicieux, cherche mutinerie. Non content de ne pouvoir participer au joyeux foutoir onirique, il se glisse sous la plaque du four, dans le tiroir, celui de gauche et perce les feuilles de mes branches hivernantes.

Soudain le soleil se réveille en une fulgurante explosion accompagnée d’une fusée et de trois ou quatre avions, un crayon tombe et roule au pied de la table de nuit et l’odeur du pain, tout chaud, me ramène sous les couvertures de mon lit. Le rêve comme une bulle éclate et, à mes pieds, joue un jeune chat aux yeux d’agate et aux griffes acérées.

Arthur et Matcha au pays des rêves par Vandepoel Melodie

Arthur et Matcha au pays des rêves

par Vandepoel Melodie

Voilà comment Matcha ma poupée (préférée) m’a emmené faire le tour du monde.

 

 

Je m’appelle Arthur, j’ai 6 ans et 6 dents, et je vais vous raconter comment Matcha m’a amené faire le tour du monde.

J’étais bien tranquille dans mon tiroir quand Matcha m’a demandé : « dis Arthur, tu as déjà été ailleurs ? »

Je lui ai répondu : « où ailleurs? », « je ne sais pas, loin, pas ici… pas là, mais plus loin… ? » hésita Matcha.

  • Là où il y a les montagnes et où il neige tout le temps ?
  • Encore plus loin !
  • Là où on voit des girafes ?
  • Non, plus loin encore !
  • Je ne comprend pas Matcha, plus loin c’est où ?
  • Là où les champignons jouent du saxophone et où on se déplace en escargore.
  • Non je ne connais pas cet endroit. Tu y as déjà été toi ?
  • Oui j’y vais souvent c’est un ailleurs merveilleux.
  • Emmène moi s’il te plait !
  • D’accord mais il faut me promettre que tu n’y amèneras personnes d’autres.

     

Arthur acquiesa.

Matcha alla chercher son crayon sur le bureau d’Athur. Arthur descendi et suivi Matcha puis lui donna une feuille comme elle lui avait demandé.

Sur la première feuille elle écrivit : Début du voyage.

Arthur la regarda avec interrogation.

Matcha : « Ne pose pas de questions et suis moi. »

Arthur pris la main de Matcha.

Sur la deuxième page, Matcha dessina une théière avec deux sièges. « Vas y installe toi » dit Matcha. A peine avait elle finit sa phrase qu’Arthur et Matcha se retrouvèrent dans la théière bien installés dans les fauteuils qu’avait dessiné Matcha avec soin.

Elle se mit à tournoyer dans les airs, vite, vite, aussi rapide qu’une fusée. Arthur se sentit mal pendant un moment, mais avait tellement envi de voir l’ailleurs où les champignons jouent de la musique, qu’il n’en dit rien à Matcha.

La théière se posa dans une forêt au milieu d’un grand chêne coupé en deux.

« Ca y est nous y sommes » dit Matcha.

Arthur n’en croyait pas ses yeux, il n’avait jamais vu une telle forêt.

Matcha le prit par la main et l’emmena le long du chemin. Là ils rencontrèrent un hérisson qui avait une drôle de monture.

«  Tiens c’est Leny, le hérisson et son escargore de course, le plus rapide de la forêt ! » dit Matcha.

Arthur restait sans voix. Il n’en croyait ni ses yeux, ni ses oreilles.

Ils continuèrent de s’enfoncer dans la forêt et rencontrèrent bientôt Lysette la Taupe.

  • Bonjour Matcha, murmura Lysette de sa voix rauque.
  • Bonjour Lysette, je te présente Arthur, mon ami. Je lui fais découvrir votre ailleurs. Répondit Matcha
  • Tu tombes bien il y a une fête au village, j’allais y faire un tour pour déposer mes gateaux.

Arthur en voyant les gâteaux de Lysette dans son panier en eu l’eau à la bouche. Ils avaient l’air d’être aux fruits rouges, ses préférés !

  • Voulez vous m’accompagner ?, poursuivit la taupe.
  • Avec plaisir ! Continua Matcha

Ils s’enfoncèrent tous trois dans la forêt, et arrivèrent bientôt au village.

La fête commençait mais déjà on pouvait sentir la bonne humeur et la joie qui y régnait. Il y avait de la musique qui venait d’un groupe de champignons (apparement très connu dans la région), des animaux (petits et grands) fesaient une ronde plus loin : oiseau, blaireau, hérissons, lapins, élans, se dandinaient sur cette fabuleuse musique.

Il y avait toutes sortes de bonnes choses à manger : des gâteaux, des glaces, des bonbons, mais aussi des mets inconnus à Arthur. Des liquides pétillants et vert, des gelées avec des sortes de smarties à l’intérieur.

Destination: la grande rêverie par Mahe Jonathan

Destination: la grande rêverie

par Mahe Jonathan

Destination la grande rêverie.

Il était tard, dans ma petite maison douillette du fin fond de la Bretagne. Je me blottissais confortablement dans mon petit lit, quand tout à coup, une sorte de fée ou de sorcière apparue. Elle prit son gros grimoire marron et usé et récita une formule bien étrange. Me voilà sous le coup d’un sort.

Longtemps je résistais mais peu à peu mes yeux clignotèrent et le sort fit effet. Me voilà embarquer dans une grande théière rouge avec des voyageurs étranges : un chat, un chien, et un vieux rat tenant un billet où il était écrit direction : la grande rêverie. Quelle était cette bourgade étrange où l’on me transportait de force ?

La route fut longue sur le périphérique fait de pain d’épices. Notre étrange bolide se fit même doubler par Jojo lapin en personne, il avait une étrange moto volante, il se rendait vers la ville pour y acheter des carottes chez les Dupont et Dupond, reconvertis pour l’occasion, eh oui c’est la crise pour tout le monde, Tintin et Milou ont fait faillite eux aussi.

Notre bolide était bien dangereux à mon goût après avoir foncé dans une commode en suspension conduit par un jeune garçon, nous tapions dans une banane géante. Mr poisson, le policier de la ville nous dit de faire un peu attention car une poule pondeuse mettait bas par le dos à l’entrée de la ville. Oui suis-je ???

La pancarte d’entrée dans la ville m’indiqua ma destination : la Grande rêverie, lieudit du champignon géant.

Les gens qui y vivaient avaient des mœurs très étranges: un chat parcourait le ciel en avion, un poussin voyageait tranquillement sur sa baguette de pain, tandis qu’une étrange course se préparait entre un poussin sur son escargot-moto et un lion sur une petite mobylette, le tout arbitrer par Mr Bonhomme de neige qui résistait bizarrement bien au 35 ° C ambiant.

On me fit signe de descendre et d’embarquer dans un petit bateau de fortune dont le capitaine était un nounours que je semblais connaître. Chouette ! Notre embarcation était similaire à celle du capitaine crochet ! Peut-être que ma destination finale était le pays imaginaire finalement comme Peter pan !?

Mon voyage se fit en plusieurs étapes, en effet à peine, assis sur ce petit bateau qu’une étrange sonnerie retentit, un long tourbillon m’emporta et me ramena dans mon petit lit.

7 h il est l’heure de se lever !

Je compris à ce moment que la fée en question qui me jeta le sort n’était que ma maman me racontant une jolie histoire pour m’endormir. Le sort finalement était celui de rêver. Ma maman me donna la formule magique pour retourner dans ce pays étrange. Deux formules sont possibles, nombreux grimoires sont à ta disposition, tu dois les lire pour rêver, mais le comptage des moutons peut aussi te servir.

Ma journée commença et je n’espérais qu’une seule chose continuer mon voyage le soir prochain….

 

Augustin, le poussin par Corbel Lise

Augustin, le poussin par Corbel Lise

Je vais vous raconter l’histoire étonnante d’Augustin, un poussin malin, au destin digne d’un film hollywoodien.

Le petit Augustin est le dernier d’une fratrie de 36 poussins élevés dans l’amour et la bienveillance. Leur maman poule roucoule toujours dans les ailes du papa coq nommé Sherlock.

P1060408

Chaque jour, dès les premières lueurs du jour, maman poule réveille ses poussins d’une douce caresse de la main. Elle les accompagne lorsqu’ils dégustent leurs tartines au beurre, puis les surveille lorsqu’ils jouent au ballon dans la sueur, parfois à se faire peur mais toujours dans la bonne humeur.

P1060409

P1060413

 

 

 

 

 

Augustin grandit donc dans la famille du bonheur. Et que demander de plus qu’une vie de joie et de bonheur?

P1060410 P1060411 P1060412

 

 

 

 

 

Bien plus aux yeux de l’intrépide et rêveur petit gallinacé jaune, pour lui vivre une vie sans aventure c’est comme vivre en Bretagne sans toiture, triste.

TER littérature de jeunesse 2014-2015

Le toboggan inédit par Le guillou Morgane

Le toboggan inédit par Le guillou Morgane

C’est l’histoire d’un petit chaton qui se promenait en avion avec sa maman. Il observait tout ce qui se passait autour de lui.

Il fut étonné de voir une fillette dans une petite voiture rose, avec 1001 poussins. Il demanda à sa maman pourquoi cette petite fille avait autant d’amis. La mère ne su que répondre, et lui suggéra de regarder le paysage plutôt que de poser toujours des questions.

Mais un autre détail attira son attention.

Il y avait trois jolis petits poussins qui faisaient du toboggan. Ce qui questionna le jeune félin, c’était que ce toboggan était une banane . Elle était ouverte, et les poussins glissaient sur sa peau.

Il réfléchi et se souvint d’avoir entendu un jour, qu’il ne fallait pas marcher sur la peau de ce fruit car

elle glissait. Il se dit que les poussins avaient trouvé un moyens original d’utiliser cette banane.

Il regarda longuement sa maman, puis ne pu s’empêcher de poser la question qui lui brûlait les lèvres.

  • « -Maman, tu crois que l’on glisse plus vite sur un toboggan en peau de banane que sur le mien ? »
  • La mère ne su à nouveau que répondre à son fils et essaya de le recentrer sur les paysages.
  • « -Regarde Léo, as-tu vu ces belles montagnes ?
  • Oh oui maman ! Il y a notre voisin Mr Lapin qui fait du ski!Tu crois qu’il est plus rapide que moi ?
  • Léo,Léo, il faut que tu arrêtes de toujours poser des question auxquelles je ne peux pas répondre.
  • Mais maman…
  • Non Léo, le coupa sa mère, je n’ai pas de réponses pour toutes tes questions.

Le chaton se mit à observer de nouveau sans oser questionner sa mère.

Du haut de son avion, il pouvait admirer plein de jolies choses.

Mais tout à coup, il se mit à rire aux éclats. Il avait aperçu de nouveaux poussins jouer.

Ces coquins grimpaient sur le haut de la tête d’une girafe, puis se laissaient glisser. Léo se dit que se toboggan était encore plus étonnant que la banane. Il garda cette découverte pour lui.

Ce fut l’heure de rentrer à la maison. A aéro-club, après être sorti de l’avion, la maman de Léo lui demanda si balade lui avait plu. Il répondit :

  • « – Je vais essayer de construire un toboggan plus inédit que ceux des poussins. »

Pussy par Collignon-courtin Ethel

Pussy par Collignon-courtin Ethel

Je vous raconterai l’histoire de Pussy, un chat pas si ordinaire.
A l’heure où tous les chats sont gris, Pussy, lui, restait blanc, immaculément blanc. Imaginez alors les conséquences ! Ses tentatives répétées de chasser les souris, une fois la nuit tombée, demeuraient toutes vaines. Telle une étoile incandescente, il s’aventurait dans les rues, alertant sur son passage toutes les petites proies potentielles de sa venue. Quel échec !
Pendant les longues soirées d’hiver, où tous les chats se lovent sur un coussin velouté au coin de la cheminée, Pussy, lui, restait couché sur les dalles froides de l’entrée. Vous vous demandez pourquoi donc ? Quelle étrangeté ! Notre chat souffre d’une intolérance à la chaleur. Une exposition même furtive provoque en lui une manifestation allergique rare consistant en l’éclosion de pustules sur l’ensemble de son corps. Quel malheur !
Au moment des repas, où tout chat normalement constitué se précipite sur les jambes de sa maîtresse pour s’y frotter, Pussy lui s’y refusait. Il n’a besoin de personne, il reste à distance.
C’est ainsi qu’un après-midi d’automne, il décide de partir à l’aventure, vers de meilleurs cieux. Au détour d’une rue, il croise Aldebert le Boxer. C’est un fugueur qui a encore échappé à la vigilance de ses maîtres. Une de ses activités favorites est de courser les chats qu’il rencontre. Alors évidemment là, l’aubaine ! Il se met en position de sprint dans les starting block,  » à vos marques » … Il n’ira pas plus loin, Pussy lui réplique un feulement glacial qui le pétrifie sur place. « Pff même pas peur » et Pussy poursuit son chemin. Il fait beau et les oiseaux chantent dans le parc, mais à l’approche de notre matou-cachet d’aspirine, silence total, rien ne bouge. Pussy est las, désespéré et décide de se nicher sous un banc du parc. Son oreille est alors attirée par le son d’une musique entrainante qui provient d’un kiosque à l’orée du bois. Les Aristochats se mettent en place pour leur performance en plein air hebdomadaire. Pussy s’approche, étrangement attiré par le rythme ternaire bien rond que produit le big band. A sa surprise, ses congénères musiciens ne fuient pas, n’interrompent pas leur musique. Au contraire, ils l’accueillent avec un large sourire moustachu et lui proposent de souffler quelques notes dans une petite trompette. Pussy connait un peu la musique, enfin…sa musique c’était de faire grincer ses griffes sur les verres en crystal pour faire enrager sa maîtresse. Mais là, sur l’air de « Summertime », un miracle se produit. Son souffle se réchauffe au contact de l’instrument cuivré. Un frémissement parcourt son échine et son poil prend une teinte légèrement rousse. Il va passer avec ses nouveaux amis musiciens un puis des moments formidables.
Depuis cette rencontre, il n’est plus le même. D’accord, il est devenu un peu trop fier de lui. Mais quel plaisir de l’avoir à mes cotés, à ronronner, sa patte posée sur ma feuille alors que je termine le récit de cette histoire.