Chouette , c’est la récré…!!!

Présentation d’un dispositif d’enseignement mis en place par Marie-Yuli (formatrice premier degré en cycle 1):

Prendre en photo un endroit que les élèves aiment dans l’espace de la cour. Choisir une photo parmi toutes les propositions (l’endroit que j’aime), la photocopier en noir et blanc format A3. Mettre des couleurs pour montrer que c’est l’endroit que tu aimes le plus ! encre colorée diluée dans l’eau + pinceaux de différentes tailles. Ajouter d’autres prises de vues imprimées sur calque. Les élèves voulant garder une trace de leur prise de vue, ils ont ajouté , par transparence de l’encre, des couleurs, des formes , des traces.

Avec de la peinture brillante, montrez sur le même support, les actions de jeu que vous aimez faire. Exemples: glisser = frotter avec le doigt; rouler = faire une trace avec la roue d’une petite voiture… dictée à l’adulte sur: expliquez vos choix colorés. Durée: en demi-groupe, 4 séances.

Didactique des arts plastiques en appui sur des situations de classe:

Afin de vous aider à l’analyse réflexive et problématisée de votre dispositif d’enseignement, conçu et piloté lors de votre stage, voici deux textes surligné de laurence Espinassy (maître de conf à l’Université et l’ESPE d’Aix-Marseille), un texte de Joelle Aden sur la créativité à l’école et l’arbre du savoir-apprendre d’Hélène Trocmé-Fabre.
Dans le premier, qui s’appuie sur deux situations de classe observées en arts plastiques au collège, « abri-insecte  » et « ville-vent-pollution », elle pointe l’articulation du dire-faire-penser, les enjeux de l’incitation et de la contrainte.

Dans le texte suivant de 2009, L’auteure Joelle Aden, précise que la créativité (comme attitude, capacité) apporte « une réponse à la démotivation ou à l’apathie provoquée par un enseignement déconnecté des élèves auxquels il s’adresse. Elle réfute un système éducatif basé sur une idéologie de la réplication des modèles, sur une logique binaire et une conception obsolète de l’autorité. Elle ouvre ainsi un chemin jusqu’alors resté bloqué: celui qui prend en considération l’experience intime de la vie. C’est un chemin qui mène à une autonomie consentie, réflexive, questionnante »:

L’arbre du savoir-apprendre d’Hélène trocmé-Fabre (docteur en lettres et sciences humaines)

Dans le troisième texte, laurence Espinassy , toujours à partir d’une situation d’enseignement en collège « le déluge », s’appuie sur les écrits de Vygotsky, Bruner, Daniellou, Chabanne et les siens pour pointer les langages formels, gestuels, corporels, comportementaux à l’oeuvre dans cette incitation. Certes, les programmes mentionnés sont ceux de 2008, mais la démarche est bien structurée.

L’esthétique relationnelle par Nicolas Bourriaud

Exposition citoyenne et artistique « dessinons nos rêves  » de Céline DIAIS.

L’exposition photographique « Dessinons nos rêves » est issue d’un projet artistique mené par l’association « Les ateliers du rêve ».
Il met en scène le thème du RÊVE autour d’ateliers d’expression artistique et a investi des enfants âgés de deux à quinze ans issus de milieux défavorisés en Inde et en France.
Ce projet est à la fois citoyen et artistique. Il vise à donner la parole à l’enfance mais également à leur permettre d’affirmer leur citoyenneté à travers la création.
« Je rêve donc je suis ».
La volonté de l’association est de transmettre une aventure humaine à travers cette exposition photo­graphique, mettant en scène un univers intimiste alliant « dessins, visages et témoignages ».
Ces rêves sont des témoignages de jeunes et futurs citoyens.
« Laissons s’exprimer les futures générations ! Laissons-les nous dessiner l’avenir !C’est le rêve qui les rassemble, c’est le rêve la passerelle entre leurs différents mondes, c’est le rêve qui leur permettra d’affirmer leur personnalité. »

Céline DIAIS

Photos de l’expo « dessinons nos rêves  » de céline DIAIS, à la Bu du site de l’INSPE de Rennes

Photos de l’expo « dessinons nos rêves  » de céline DIAIS, à la Bu du site de l’INSPE de Rennes.

Je remercie chaleureusement Magali Bigaud et Anaïs Lebel-Turcas pour la mise en scène réussie de cette exposition.

Pierre RABHI, « la peur d’échouer doit faire place à l’enthousiasme d’apprendre »…

Dans des domaines aussi variés que l’éducation, l’énergie, l’agriculture, l’économie ou l’aménagement du territoire, des hommes et des femmes trouvent des solutions pour faire face, chacun à son échelle, aux différents défis de notre temps …/… Comme en économie, il nous faut renoncer à la compétitivité en éducation, pour instaurer la complémentarité, la réciprocité, la solidarité entre les enfants… »

Pierre RABHI, agro-écologiste, écrivain, chercheur et penseur français – livres disponibles aux Editions actes sud ou Babel

Depuis les champs – film d’animation et documentaire de Thomas Baudre

Thomas Baudre, étudiant en master MEEF à l’INSPE de Rennes, nous explique: « Ce film d’ Hatcap production est le fruit d’un travail collectif en Mayenne, en plus des agriculteurs, beaucoup de personnes nous ont aidés, conseillés, encouragés…Nous l’avons inscrit dans différents festivals, pour qu’il continue de vivre en salles. Nous allons essayer d’organiser une séance sur Rennes, même si nous avons du mal à atteindre les grandes villes (le format 52′ n’est pas évident pour les cinémas…) »


Voilà la bande-annonce de ce petit bijou cinématographique, en attendant sa sortie en salle :  

« Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre ». Fabrice Midal

Philosophe, écrivain, Fabrice Midal est l’un des principaux enseignants de la médiation en France :  » Nous nous torturons à longueur de journée. Nous nous torturons à intégrer des normes, des injonctions, des modèles qui ne nous correspondent pas. Nous nous torturons parce que nous voulons « mieux faire » et que nous estimons ne jamais « bien faire ». Nous sommes persuadés que les autres, eux, savent « bien faire ». Nous nous torturons souvent sans qu’il ne nous soit rien demandé… Nous sommes pris dans un activisme frénétique qui nous rend complètement aveugles. Happés par l’urgence de « faire », nous ne voyons plus qu’en réalité nous ne « faisons » rien: nous nous agitons et nous oublions l’essentiel. Nous oublions d’oser. Foutez-vous la paix !

Le net art et l’esthétique du partage – Ramzi TURKI préface d’Yves Michaud – L’harmattan édition 2019

« Le partage sur Facebook peut-il devenir un art ? Peut-il ébranler les notions de l’exposition ? Un livre d’artiste participe-t-il à la transformation d’un processus de partage virtuel en une véritable esthétique du partage ? » Ramzi Turki, artiste et théoricien, chercheur associé au laboratoire de recherche MICA (Médiation, Communication, Information, Art) à l’université de Bordeaux – auteur de l’email-art.

« Ramzi Turki avec ses connaissances de la scène artistique récente s’inscrit dans un questionnnement sur la nature des oeuvres d’art, sur leurs constituants (auteur, matériau, concept, destination). La plupart des déconstructions et reconstructions de l’oeuvre d’art postmoderne ont , consciemment ou à leur insu, repris en fait les quatre causes aristotéliciennes: – une oeuvre a un auteur (cause efficiente), qui a formé un concept (cause formelle) et l’incarne dans un matériau (cause matérielle) en vue de produire un certain effet chez un recepteur (cause finale).

A partir de là, il devient possible de s’interroger sur les dimensions des oeuvres que la situation contemporaine -politique, économique, sociale, religieuse – conditionne, modifie, accentue ou, au contraire, condamne. Quand la dimension auteur prédomine, on a affaire à de performances. Quand la dimension conceptuelle prédomine, on a affaire à l’art proprement conceptuel. Quand c’est la matériau, on a affaire à un art matériologique, et quand ce qui compte, c’est la relation à un récepteur, on a affaire à un art relationnel.

La révolution numérique qui rend possible la communication sur le net fait passer à l’arrière plan la matière même des oeuvres et met en évidence relation, concept, auteur ».

Former l’esprit critique, pour une pensée libre par Gérard de Vecchi – esf éditeur – 2016

« Développer l’esprit critique des élèves est une composante essentielle de l’enseignement. C’est une démarche aussi fondamentale que leur apprendre à lire, écrire, compter ».

« Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capable de faire le tri dans les informations et d’effectuer les choix pertinents pour le bien de tous. C’est l’autre face de l’exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit apprendre à s’appliquer à lui-même autant qu’aux autres ». Gérard De Vecchi, agrégé et maître de conférences en sciences de l’education.

L’esprit critique (et non de critique ) c’est:

Etre curieux et ouvert au monde: – Faire preuve de curiosité – Trouver de l’intérêt pour les grands problèmes de société et en mesurer les enjeux – Observer le monde, se poser des questions et en poser aux autres. – Soumettre l’information des médias à la critique. – Etendre l’analyse critique à tout ce qui nous entoure – Comprendre que l’esprit critique demande une attitude de tous les instants.

Accepter l’erreur: – Ne plus croire que tout le monde pense comme soi (c’est le cas de beaucoup d’enfants) – Passer de l’affirmation au doute. – Ne plus vivre l’erreur comme une faute (constater sans juger).

Considérer la critique comme une action constructive: – Eprouver le besoin de remettre en causes certaines affirmations des autres sans esprit de reproche. – accepter de revisiter certaines de ses opinions et croyances. – Accepter la critique de son propre travail sans que cela soit perçu comme négatif – comprendre l’interêt de l’autocritique et la pratiquer.

Donner de l’importance à l’argumentation: – Ne pas affirmer gratuitement – savoir trouver des arguments, chercher à les approfondir. – savoir construire son opinion personnelle et pouvoir la remettre en question.

Savoir confronter ses opinions: – Echanger les arguments, dialoguer, et non entrer dans une attitude désobligeante. – Comprendre que la confrontation, ce n’est pas la guerre. Glisser du « non » vers le « oui mais ».

Passer à l’action: – Passer de la connaissance à l’indignation et à l’action…

et cela quels que soient les supports étudiés ou les disciplines abordées…

Résidence d’artiste: Thomas Tudoux

Thomas Tudoux et le PHAKT collaborent autour de résidences d’artistes soutenues par la DRAC Bretagne – Ministère de la Culture et le Conseil Départemental d’Ille et Vilaine depuis 2018-2019, année scolaire pendant laquelle Thomas Tudoux a collaboré avec deux classes au Collège Les Chalais à Rennes.
La résidence se poursuit en 2019-2020 et se déroule à l’INSPé de Bretagne. Elle prolonge les recherches actions menées précédemment par l’artiste au collège mais aussi avec de nombreux autres partenaires : la Criée -centre d’art contemporain, le lycée Lavoisier à Mayenne, l’IUT Chimie d’Orsay – Université Paris Sud, ou encore Les amis du FRAC Bretagne.

Le PHAKT accueille pendant la résidence de Thomas Tudoux à l’INSPé de Bretagne une exposition personnelle de l’artiste présentant un point d’étape sur ces recherches-actions autour du concept de temps libéré, menées avec environ 200 personnes de 11 à 91 ans. Vernissage Jeudi 7 Novembre à 18h30

Exposition LA MARQUE ROUGE :

Ses recherches sur l’efficacité ont conduit Thomas Tudoux à s’intéresser de près à l’évaluation et particulièrement à l’évaluation scolaire tant elle semble être la clef de voûte de cette institution. Elle y est présentée comme principe de justice et d’efficacité, en repérant et hiérarchisant les individus selon leurs compétences.
À travers un corpus d’oeuvres tirées de son propre parcours d’écolier ou d’expériences de recherches-actions menées en milieu scolaire, l’artiste dévoile comment les biffures débordent de nos cahiers pour devenir marques rouges sur nos vies. À notre époque où les pratiques d’évaluation sont de plus en plus généralisées et tendent à envahir tous les domaines de la vie, il lui semble important d’interroger les modalités, les enjeux et le sens de l’évaluation.


Résidence Les méritocrates:

Avec les étudiants de l’INSPé de Bretagne, Thomas Tudoux utilise la matière même qu’est l’enseignement comme base de travail pour
développer une sociologie-fiction autour de la méritocratie.
Nous entendons régulièrement parler de méritocratie, or ce terme renvoie pour chacun à des significations très différentes : modèle libérale de justice sociale à la base de la démocratie, volonté d’aller vers une égalité des chances universelle, fiction nécessaire pour maintenir la cohésion sociale ou encore mythe à l’effet nuisible légitimant les inégalités sociétales. Cependant, l’école en reste toujours le coeur proposant ce subtil assemblage entre égalité formelle et sélection.
Thomas Tudoux
Résidence à l’INSPé de bretagne Novembre / décembre 2019
Finissage de l’exposition: Jeudi 12 Décembre à 18h à l’espace Ec’art ( Galerie d’art à vocation pédagogique du site de Rennes) Avec le soutien de la DRAC Bretagne – Ministère de la Culture

Contenus des ateliers d’arts plastiques menés auprès des PE-M2 stagiaires:

A partir d’un cahier d’écolier et de son protège-cahier:

Le Tampographe Vincent Sardon – Emission Entrée libre
Des tampons à ne pas mettre entre toutes les mains…